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Les Aqueducs : acheminer l'eau

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Les Aqueducs : acheminer l'eau

Message par Vive le Lun 6 Mar 2017 - 14:16

Le pont du Gard

Description
Construit sur trois étages avec des pierres extraites sur les lieux mêmes dans les carrières romaines environnantes, le sommet du pont domine le Gard[Note 1], en basses eaux, à 48,77 m de hauteur, et, sur sa plus grande longueur, l'ouvrage mesure actuellement 275 m. Jadis il mesurait 360 m de long.

Étage inférieur : 6 arches, 142,35 m de longueur, 6,36 m de largeur, 21,87 m de hauteur.
Étage moyen : 11 arches, 242,55 m de longueur, 4,56 m de largeur, 19,50 m de hauteur.
Étage supérieur : 35 arches, 275 m de long, 3,06 m de largeur, 7,40 m de hauteur. Cet étage a perdu 12 arches, et mesurait initialement 360 m ; il était précédé d'une culée de 130 m de long ; à l'origine de cette culée a été découvert en 1988 un ouvrage de régulation[7]. Les arches avaient 16 pieds romains d'ouverture (4,75 m), tandis que les piles avaient environ 10 pieds sur 10 (3 m).
Canal :1,80 m de hauteur, 1,20 m de largeur, pente de 0,4 %.
L'observation de la face interne des piliers en grand appareil du deuxième étage du pont révèle le travail des bâtisseurs romains : techniques de taille des blocs (traces de coup d'escoude) et techniques de construction (blocs posés en carreau et boutisse et blocs saillants pour la mise en place des échafaudages). En s'approchant, on constate la précision des assemblages : chaque bloc était lié aux autres par ciselage des joints sur place.

De nombreuses traces et gravures parsèment la surface du pont. Ce sont des marques d'assemblage indiquant la place des claveaux de voûtes, par exemple, « FRS II » (frons sinistra II, c'est-à-dire « face gauche 2 ») ou des symboles comme le « phallus », symbole apotropaïque (c'est-à-dire « servant à détourner des influences maléfiques »), ou bien encore des marques diverses laissées par les bâtisseurs de toutes époques pour qui le pont du Gard était l'étape obligée.

Le pont présente une courbure convexe de ses étages supérieurs du côté amont. Cette déformation a longtemps été attribuée à la volonté des constructeurs d'assurer la résistance de l'ouvrage, comme on le ferait pour un barrage-voûte. À la suite de mesures de micro-topographie exécutées en 1989, on l'interprète à présent comme le résultat d'une dilatation diurne sous l'effet de l'ensoleillement, qui provoque un déplacement d'environ 5 mm ; les pierres retrouvent leur place au cours de la nuit. La répétition de ce phénomène au cours des siècles aurait conduit à la forme actuelle du pont[8].

Construction
Le pont a été entièrement construit à sec, c'est-à-dire sans l'aide de mortier, les pierres — dont certaines pèsent six tonnes — étant maintenues par des tenons de chêne. Seule la partie la plus élevée, à la hauteur du canal, est faite de moellons liés au mortier[9]. Le calcaire coquillier est issu de la carrière de l'Estel située à environ 700 m en aval du monument, au bord du Gardon[10]. Ce matériau, connu localement comme « pierre de Vers », présente une texture assez grossière, se prêtant très bien à la taille.

Le cœur de la canalisation (où circulait l'eau) se signale par son système d'étanchéité : un béton romain à base de chaux, badigeonné d'une peinture rougeâtre, à base d'oxyde ferrique, qui évite la dégradation due au calcaire. Les canalisations font environ 1,80 m de haut.

Sur place, les blocs étaient montés grâce à une cage à écureuil dans laquelle les ouvriers prenaient place, apportant la puissance nécessaire au treuil. Un échafaudage complexe fut érigé pour soutenir le pont pendant la construction, dont les faces portent toujours les marques : on distingue un peu partout les appuis d'échafaudages et, sur les piles, les arêtes saillantes qui soutenaient les assemblages de bois semi-circulaires destinés au maintien des voûtes. On suppose que la construction a duré de trois à cinq ans (une quinzaine d'années pour l'ensemble de l'aqueduc de Nîmes), avec 800 à 1 000 ouvriers sur le chantier. On a évalué à 11 millions le nombre de blocs de pierre utilisés et à 50 400 tonnes le poids de l'ensemble. Chacune des grandes voûtes est constituée de voûtes indépendantes accolées (quatre à l'étage inférieur, trois au second étage), ce qui donne à l'ensemble la capacité de résister aux légers mouvements et tassements inévitables avec le temps. Cette partition de la voûte en anneaux indépendants ne se rencontre qu'en Narbonnaise, par exemple aux ponts romains de Sommières, Boisseron, Ambrussum, Nages-et-Solorgues.
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Re: Les Aqueducs : acheminer l'eau

Message par Invité le Lun 6 Mar 2017 - 16:11


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Re: Les Aqueducs : acheminer l'eau

Message par Invité le Mar 7 Mar 2017 - 19:26

Au temps de sa splendeur, Avaricum (nom de Bourges aux temps gallo-romains), était alimentée en eau par plusieurs aqueducs, dont le plus long ne faisait pas moins de 42 kilomètres. Il captait les eaux de la fontaine de Traslay (commune d'Ourouer les Bourdelins), et la conduisait jusque dans la capitale des Bituriges en suivant une pente continue de 0,6 mm par mètre, soit un dénivelé de 25 mètres environ.

http://veaugues.over-blog.com/article-l-aqueduc-gallo-romain-de-traslay-66016502.html
http://www.encyclopedie-bourges.com/aqueduc.htm

https://www.archearegioncentre.org/Aqueducs.html
Tout d’abord il s’agira de poursuivre l’étude de l’aqueduc de Traslay, entamée depuis 2005 : Avaricum, capitale de cité des Bituriges Cubi, était alimentée en eau par au moins quatre aqueducs, connus sous les noms d’aqueduc de Menetou-Salon, de Valentigny, de Nérigny et de Traslay. Ce dernier est le mieux connu des quatre, mais surtout le plus étudié. D’une longueur de près de 45 kilomètres, il se place parmi les aqueducs de grande taille de la Gaule et de l’Empire romain, dépassant en longueur des aqueducs comme ceux de Fontenay à Tours (Indre-et-Loire ; 21,5 km) et de Cahors (Lot ; 31 km). Il ne peut être comparé aux géants que sont les aqueducs de Nîmes (Gard ; 50 km) et du Gier à Lyon (Rhône ; 86 km), mais sa longueur lui confère déjà une grande importance du point de vue de l’alimentation en eau de la capitale de cité antique. Il se situe dans la partie sud-est du département du Cher, et traverse un total de 13 communes - voir la carte -.

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Re: Les Aqueducs : acheminer l'eau

Message par Vive le Mer 8 Mar 2017 - 13:29

A l'époque romaine des hommes éminents ont été à l'origine de grandes théories qui furent scrupuleusement appliquées.

a)      Le premier fut VITRUVE, architecte romain du 1er siècle avant J.C.

Avant d'entreprendre de gros travaux de captage de sources, ce dernier ne possédant pas encore de procédés de laboratoire pour l'analyse des eaux, préconisait d'étudier l'état de santé des habitants des lieux (membres robustes, teint coloré, jambes seines, yeux purs), de constater que quelques gouttes d'eau ne tachaient pas le cuivre de Corinthe et d'examiner si une fois bouillie, l'eau ne présentait pas de dépôts sableux ou limoneux.

Une fois les sources choisies et acceptées, il fallait étudier le terrain. Le premier travail était de celui du nivellement au moyen d'instruments tels que le dioptra et le chorobate (voir paragraphe VI).

b)      PLINE (23 à 79 de notre ère) préconisa plusieurs méthodes pour l'étanchéité des aqueducs et indiqua également le pourcentage des pentes à respecter.

c)       FRONTIN (40 à 103 de notre ère) fut consul et curateur des eaux entre autres. Il écrivit le traité des eaux de Rome et ses commentaires servirent de guide pour la construction des aqueducs.

III)                Le captage des eaux :

a)      Les sources :

Pour les romains, la qualité de l'eau ainsi que débit, étaient essentiels. C'est pourquoi les eaux fraîches et claires étaient privilégiées par rapport aux eaux courantes. Des petites sources étaient récupérées au passage de l'aqueduc afin d'augmenter le débit. Ce fut le cas pour l'aqueduc du Sud des Alpilles qui captait les sources du Mas d'Escanin, de la Fontaine d'Arcoule, du vallon d'Auge et du Mas de la Dame. L'aqueduc du Nord des Alpilles captait la source du Mas Créma, du Petit Saint-Didier,  Vallonge, de Valdition et de la Font de l'Amourié sur la colline du Contras, de Sounègues et de Calafiguières.

Certains captages ne sont pas connus de manière certaine et font encore l'objet de nombreuses réflexions de la part des experts.

b)      Les barrages :

Lorsque l'eau coulait dans une gorge étroite, on barrait le vallon pour accumuler une grande quantité d'eau. Le captage était ensuite réalisé environ à 6 mètres au dessus du fond.

On peut citer le barrage de La Baume pour l'alimentation de Glanum près de Saint-Rémy, le barrage en grand appareil sur le versant méridional des Baux alimenté par quatorze petites sources et le barrage du vallon d'Auge.

IV)               Le tracé des Aqueducs :

Comme l'avait préconisé VETRUVE, il fallait étudier le terrain afin de réaliser les travaux les plus adaptés et les plus faciles à mettre en oeuvre. Ainsi face à une colline, les techniciens romains devaient faire le choix entre la contourner en tranchée, ou la traverser en tunnel. Entre le Mas Créma et la ville d'Arles les deux procédés ont été utilisés.

Plusieurs facteurs entraient alors en jeu : La ligne de pente à suivre, la longueur du contournement, la profondeur de la tranchée, la qualité du matériau à traverser.

Le plus souvent on faisait suivre à l'aqueduc une ligne de pente dans une tranchée. Ce qui explique un tracé très peu rectiligne, serpentant entre les mamelons de colline.

Pour le franchissement des vallons, l'ouvrage était rectiligne et aérien.

La dénivelée totale de l'aqueduc d'Arles a été évaluée à 38 mètres pour une longueur de 48 kilomètres, ce qui lui donnait une pente confortable. En 2010/2011 le professeur Philippe Leveau a effectué une campagne de relevés altimétriques sur différents tronçons de l'aqueduc entre les Alpilles et Arles, le but final étant de pouvoir calculer le débit moyen du canal. La pente minimum conseillée était de 20 cm par kilomètre. Celle de l'aqueduc alimentant la ville de Nîmes est de 24,8 cm par kilomètre. Dans le cas de pente trop forte du sol, la réalisation d'une ou plusieurs chutes d'eau ralentissait le débit et permettait le contrôle de la déclivité du canal pour obtenir un débit moyen de 250 litres/seconde..

V)                 La construction des Aqueducs

1)      La construction en sous-sol comprenant deux types d'ouvrages :

a)      La trachée ouverte était la plus pratiquée et sa profondeur variait de 3 à 4 mètres pour une largeur de 2,50 mètres environ.

Au fond de la trachée on construisait le radier d'épaisseur 30 cm environ, constitué de gros béton de chaux avec sable graveleux et petits cailloux de 4 à 5 cm pour la couche basse, surmontée par un béton de chaux plus fin avec sable graveleux et gravillon pour la couche de finition.




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Re: Les Aqueducs : acheminer l'eau

Message par Invité le Jeu 9 Mar 2017 - 12:15


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Re: Les Aqueducs : acheminer l'eau

Message par Invité le Jeu 9 Mar 2017 - 14:05


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Re: Les Aqueducs : acheminer l'eau

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