Adultes Surdoués-Forum HELIOS (Hpi, Zèbres, hqi...)

Définition dépression existentielle

Aller en bas

Définition dépression existentielle

Message par Vive le Sam 5 Aoû - 16:38:39

← Etudes générales sur les surdoués – Quelques sources (5)Dépression existentielle et désintégration positive de Dabrowski par JT Webb (1 / 3) →
La dépression existentielle chez les surdoués par James T. Webb
Publié le 24 juillet 2011 par Cécile
Voici un texte rédigé par James T Webb sur le site de SENG (Supporting Emotional Needs of the Gifted – Répondre aux Besoins Emotionnels des Surdoués).

J.T. Webb se consacre depuis longtemps à la recherche et à l’accompagnement des surdoués (que ce soit en consultations privées ou cliniques). Il a créé SENG en 1981, et est par ailleurs auteur de près d’une centaine de communications et de livres sur le sujet.
Ses titres et participations sont nombreux, et il a été reconnu comme l’un des 25 psychologues américains de référence sur le sujet du surdon.

Deux de ses livres sont de véritables références aux Etats-Unis, mais aussi à l’international :
– Guiding the Gifted Child (Guider l’Enfant Surdoué) salué comme « contribuant de façon significative à la compréhension des besoins émotionnels et sensitifs uniques des enfants surdoués » par l’American Psychological Association dont il a reçu le Grand Prix.
– Misdiagnosis and Dual Diagnoses of Gifted Children and Adults (Quand le diagnostic du surdon est mal posé chez l’enfant et chez l’adulte), lui aussi honoré de nombreuses distinctions.

_________________________________

Les surdoués ont tendance à expérimenter un certain type de dépression, connue sous le nom de dépression existentielle.

Bien qu’une épisode de dépression existentielle puisse survenir chez n’importe qui à l’occasion d’une perte majeure ou la peur d’une perte qui met en lumière l’aspect fini et éphémère de la vie, les surdoués sont plus vulnérables à ce genre de dépression qui les atteint plus facilement.

Parfois, cette dépression existentielle est à lier à l’expérience de “désintégration positive” mentionnée par Dabrowski (1996).

La dépression existentielle survient quand l’individu est confronté à certains événements fondamentaux de l’existence. Yalom (1980) en décrit quatre : la mort, la liberté l’isolement et l’absurdité

La mort est inévitable. La liberté est la base de l’existence, mais se réfère aussi à l’absence de barrières extérieures (ce qui signifie que les humains n’entrent pas dans un monde structuré de lui-même : il faut donc structurer le monde par notre propre action).

L’isolement rappelle ceci que, quelle que soit la proximité physique qu’on puisse avoir avec quelqu’un, il y a toujours un fossé, et, quoi qu’il arrive, nous sommes toujours seuls.

L’absurdité est une résultante des trois précédents : Si nous devons mourir, si nous devons construire notre propre monde et si, quoi qu’il arrive, nous sommes toujours seul…. alors quel est le sens de la vie ?

Pourquoi de telles préoccupations existentielles devraient elles survenir plus fréquemment chez les surdoués ?

En partie parce qu’une pensée et une réflexion substantielle ne peuvent qu’arriver à ce genre de considération, plutôt que de simplement se focaliser sur les aspects superficiels de la vie quotidienne.

Mais d’autres caractéristiques plus spécifiques des enfants surdoués les y prédisposent.

Parce que les enfants surdoués sont capables de considérer la façon dont pourraient ou devraient être les choses ils ont tendance à être idéalistes.

Néanmoins, ils sont tout autant capables de voir que le monde n’est pas ce qu’il devrait être.

Et parce qu’ils sont intenses, les enfants surdoués ressentent avec beaucoup d’acuité, le désappointement et la frustration qui surviennent quand les idéaux ne sont pas atteints.

De façon similaire, ces jeunes gens découvrent très vite les inconsistances, l’arbitraire et les absurdités de la société et de ceux qui les entourent.

Les traditions sont alors remises en cause, voire défiées.

Des restrictions imposées à tel sexe ou tel âge de la population aux attitudes hypocrites adoptées pour faire différemment de ce qu’on l’on a dit, en passant par l’incapacité de s’intéresser à son prochain ou à l’impact d’un individu sur l’évolution du monde, tout peut y passer.

Quand ils tentent de partager leurs réflexions ou points de vue, les enfants surdoués se voient opposer, au mieux, de la surprise, au pire, de l’hostilité. Ils découvrent alors que les autres, en particulier ceux de leur âge, ne partagent pas les mêmes préoccupations, et sont plutôt concernés par des thématiques plus concrètes telles que s’adapter aux attentes des autres.

Très vite, et même dès le plus jeune âge, l’isolement peut survenir, dans l’environnement social, mais aussi dans la famille, surtout chez ceux dont le QI est très élevé, quand ils découvrent que les autres ne sont pas préparés à aborder des sujets d’une telle importance.

Quand leur intensité est combinée avec une multi potentialité, les jeunes surdoués deviennent particulièrement frustrés quant à tout ce qui concerne les limites de temps et d’espace : il n’y a tout simplement pas assez d’heures dans une journée pour développer tous leurs talents et leurs envies. Faire des choix devient arbitraire, et le choix n’est à vrai dire jamais “le bon”. Même choisir une vocation peut devenir difficile quand il faut choisir entre différentes passions aussi différentes que le violon, la neurologie, les mathématiques théoriques ou les relations internationales.

La réaction des jeunes surdoués à ces frustrations (et de nouveau avec intensité), c’est souvent de la colère. Mais ils découvrent alors rapidement que leur colère est futile, parce qu’elle est dirigée contre le “destin” ou d’autres sujets qu’ils ne peuvent contrôler. La colère d’impuissance évolue alors bien vite en dépression.

Et dans une telle dépression, les enfants surdoués cherchent à trouver un sens à la vie, des repères auxquels ils peuvent se raccrocher pour se sortir de cette “injustice”. Souvent, pourtant, plus ils cherchent à s’en sortir, plus ils prennent conscience que leur vie est finie et brève, qu’ils sont seuls, et vraiment un organisme minuscule au sein de l’univers et que la liberté est terrible de se choisir la vie que l’on veut vivre.

C’en arrive à un point qu’ils se posent la question du sens de la vie et demandent “la vie c’est seulement ça ? Il n’y a vraiment pas de sens ultime caché ? Je suis petit, un organisme insignifiant, seul, dans un monde absurde, arbitraire et capricieux où ma vie peut avoir juste un tout petit impact, et à la fin je meurs. C’est ça, la vie ? Que ça ?”

De telles préoccupations ne sont pas surprenantes chez les adultes qui traversent la crise de l’âge mûr. Pourtant, c’est une matière extrêmement préoccupante quand ces questions existentielles occupent l’esprit d’un enfant de 12 ou 15 ans. De telles dépressions existentielles doivent être prises au sérieux, demandent la plus grande attention, car elles peuvent être un prélude au suicide.

Comment pouvons-nous aider nos jeunes pousses brillantes à faire avec ces questionnements ? Nous ne pouvons pas beaucoup pour ce qui concerne l’aspect fini de notre existence. Pourtant, nous pouvons les aider à se savoir compris, à se sentir moins seuls et à savoir aussi qu’on peut trouver des moyens de les aider à structurer leur liberté et à lutter contre leur sentiment d’isolement.

L’isolement est de toutes façons déjà rompu, quand on peut simplement leur communiquer qu’on comprend les sujets qui les assaillent. Même si votre expérience n’est pas complètement la même, je peux me sentir bien moins seul si je sais que vous avez vécu des expériences à peu près similaires.

D’où l’importance des relations sociales dans le développement d’un surdoué (Webb, Meckstroth et Tolan, 1982).

Il apparaît que le toucher fait partie des meilleurs moyens de rompre l’isolement. De la même façon que les petits enfants ont besoin d’être tenus et touchés, les personnes qui expérimentent la dépression existentielle ont les mêmes besoins. Le toucher semble être un aspect fondamental et instinctif de l’existence, ainsi que c’est mis en lumière dans la relation mère-enfant ou le syndrome de retard de développement.

Souvent, j’ai « prescrit » une étreinte quotidienne à un jeune souffrant de dépression existentielle et j’ai conseillé aux parents des ados rebelles de leur dire « je sais que tu peux ne pas vouloir une étreinte, mais j’ai besoin d’une étreinte », une étreinte, un simple effleurement du bras, un coup de coude amical, ou même se taper la main comme le font les joueurs quand ils ont marqué un but, peuvent être très importants pour ces jeunes, parce que ça établit au moins une connexion physique.

Les thématiques et choix qu’impliquent le fait de gérer sa liberté sont d’ordre plus intellectuel, très opposés aux aspects rassurants du toucher comme solution sensorielle à une crise émotionnelle.

Les enfants surdoués qui se sentent submergés par une myriade de choix d’un monde non structuré peuvent trouver un grand réconfort à étudier et explorer des voies alternatives avec lesquelles d’autres ont structuré leur vie. En lisant les biographies de gens qui ont choisi un chemin spécifique vers la grandeur et l’accomplissement, ces jeunes gens peuvent commencer à utiliser la bibliothérapie comme une méthode de compréhension que les choix sont autant de carrefours sur le chemin de la vie, dont chacun peut les conduire à leur propre sentiment de plénitude et d’accomplissement (Halsted, 1994). Nous avons tous besoin de nous construire notre propre philosophie de croyances et de valeurs qui formeront un cadre plein de sens pour nos vies.

Ce sont ces préoccupations existentielles qui peuvent conduire les adolescents à se consumer de façon si intense pour différentes causes (qu’elles soient académiques, politiques, sociales ou religieuses).

Malheureusement, ces préoccupations existentielles peuvent aussi déboucher sur des périodes de dépression, souvent mêlées à du désespoir, des efforts désespérés d’”appartenance”.

Aider ces jeunes gens à reconnaître les thématiques fondamentales de l’existence peut les aider, mais seulement dans la mesure où c’est fait de façon bienveillante. De plus, ces jeunes esprits auront besoin de comprendre que les thématiques existentielles ne sont pas des problèmes qui se règlent une fois pour toutes, mais qui, plutôt, ont besoin d’être revisités et reconsidérés plusieurs fois tout au long de la vie.

Par essence, nous pouvons aider beaucoup de personnes souffrant de dépression existentielle si nous arrivons à leur faire réaliser qu’elles en sont pas si seules qu’elles le pensent et si nous pouvons les encourager à adopter le message d’espoir écrit par le poète afro-américain Langston Hughes :

Accroche-toi ferme à tes rêves
Parce que si les rêves meurent
La vie n’est plus qu’un oiseau aux ailes brisées Q
ui ne peut voler.



Accroche-toi ferme à tes rêves
Parce que si les rêves meurent
La vie n’est plus qu’un champ aride
Recouvert de neige

avatar
Vive
Admin
Admin

Messages : 2381
Points : 3212
Date d'inscription : 24/02/2017

http://helioscrossing.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Vive le Sam 5 Aoû - 16:49:49

Toutes les barrières de sécurité et les balises ont sauté lorsque j'ai dû me séparer de ma mere .
Il m'a fallu tout remettre en place , c'était moi contre moi. À devenir fou.
Moi qui voyais que ma seule raison pouvait me protéger de la folie ou d'actes irraisonnés et pourtant possiblement  réalisables.
Mettre en place et repenser aux interdits à leur(s) sens moraux et philosophiques. A ma propre vie, sa valeur, m'occuper de mon corps, de me nourrir, de travailler mes cours, repondre aux PourQuoi seule. J'agissais non plus parce qu'elle me disait de le faire, il fallait que je trouve un autre sens. Perdue, j'étais perdue. Comme un gosse dans un grand magasin, tous les gens, tous les choix à faire, un endroit trop grand .
Puis les questions sur la morale, le Bien , le mal , j'avais des vertiges... le plus grand questionnement de ma vie , s'inscrire entre quelles bornes, quels choix, pourquoi. Trouver du sens, et suivre mon  essence :  c'était elle la reponse, consolider le tout avec la philosophie, remplir le livre de mes convictions et m'appliquer ces choix comme on suit un grimoire, en sachant que d'autres existent mais que celui que j'ai cree et inventé est mien.

Une crise existentielle peut ressembler à l'anomie (les conséquences de l'absence de normes sur l'état d'un individu) ou à une crise de la quarantaine. Une crise existentielle peut provenir de la nouvelle perception qu'un individu a de la vie et de l'existence. Par analogie, l'existentialisme postule qu'une personne peut et définit le sens de sa vie et de sa raison d'être, et de ce fait doit choisir de résoudre cette crise de l'existence.

Dans l'existentialisme, l'expression "crise existentielle" désigne spécifiquement la crise d'un individu quand il reconnaît qu'il doit toujours définir sa vie à travers les choix qu'il fait. La crise existentielle se produit lorsqu'il réalise que même la décision de ne pas agir ou de refuser de consentir à quelque chose est, en elle-même, un choix. En d'autres termes, l'humanité est "condamnée" à la liberté[2]. De plus, une fois qu'un individu a terminé une crise existentielle, il peut facilement plonger dans une autre, ou ne pas en être complètement sorti.
avatar
Vive
Admin
Admin

Messages : 2381
Points : 3212
Date d'inscription : 24/02/2017

http://helioscrossing.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Exxeme le Sam 5 Aoû - 19:11:57

Passionnant et très parlant, merci des cc. Le dernier paragraphe est... punchy.

Exxeme
Rose Reine
Rose Reine

Messages : 96
Points : 438
Date d'inscription : 20/07/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Vive le Sam 5 Aoû - 19:48:54

Ah oui, la liberte est mon besoin vital et mon ennemi mortel à la fois . Enfin oui, j'imagine que tu comprends tout cela parfaitement .
Mais approndir les abîmes de la liberté, du choix de vivre ou mourir.
On fera.
avatar
Vive
Admin
Admin

Messages : 2381
Points : 3212
Date d'inscription : 24/02/2017

http://helioscrossing.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Cyclopède le Lun 7 Aoû - 21:40:47

Bé moi l'âne bâté je parlais jusque là de dépression métaphysique. Sans doute parce que les attaques de panique qui m'ont assaili quelque fois reposaient toutes sur l'idée que j'allais devenir fou, d'une folie qui engloberait l'autre monde et ne finirait jamais de me disloquer en mille puis en millions puis en milliards de terreurs blanches.

Je me suis isolé dès l'enfance. Je me suis fais descolariser. je n'ai jamais voulu/pu travailler: impossible de suivre une routine qui n'intègre pas ma créativité. Je vais avoir 60 ans et je ne sais toujours pas ce que je vais faire plus tard. Je dois créer, écrire, composer (et j'aimerais tant savoir dessiner) C'est un tel impératif que pour l'assouvir j'ai pris le risque de rater ma vie et de me retrouver à la rue. Mais j'ai une épouse. Elle respecte totalement le contrat à la fois tacite et énoncé: j'ai besoin de solitude TOUT le temps, il faut éviter les visites à la maison et ne m'inciter à sortir que pour quelques circonstances "exceptionnelles".

Je ne fais QUE penser. Mon monde intérieur m'est beaucoup plus prégnant que le monde extérieur. Je suis absorbé (sur quoi peu importe, c'est cette propension à penser sans cesse qui est significative.)

Je crois cette parole de l'apôtre Paul: "La science enfle, la charité édifie". En fait une somme de savoirs ne fait pas de sitôt une connaissance.

Je sais que je suis (dangereusement ?) surdoué, et que cela ne m'oblige pas à paraître "brillant", mais sans nul doute vrai et entêté dans les choix que je fais pour me préserver.
Je me serais sans doute gavé de connaissances si Dieu ne m'était pas apparu le seul sujet qui, les résumant toutes, les parachève.
De ce fait c'est sur ce thème que j'ai concentré mon attention. C'est sur ce sujet que j'exploite mes possibilités, à proportion que ce me paraît être la seule quête vers laquelle tout savoir et toute connaissance convergent.
C'est intellectuellement frustrant, parce que dans ce domaine on n'est jamais brillant, mais intérieurement plus nourrissant que n'importe quoi d'autre. Je suppose ma joie supérieure à celles d'un bach ou d'une Marie Curie parce qu'elle ne repose pas sur ce qui passe.
Ma joie est ultramondaine.
Bref. J'écris énormément (pas encore trop ici, car j'ai du mal à trouver mes marques sur Hélios) mais en fait, je ne dis jamais ce que je pense vraiment car ce serait si tranché, affirmatif et incisif que ça ne serait pas reçu.
Donc je porte mon secret ensaché en moi, je scanne ce qui me parvient, je le résume, et je le dépasse.

avatar
Cyclopède
Bouquet de soleils
Bouquet de soleils

Messages : 400
Points : 947
Date d'inscription : 01/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Izo le Lun 7 Aoû - 21:48:24

Cyclopède a écrit: en fait, je ne dis jamais ce que je pense vraiment car ce serait si tranché, affirmatif et incisif que ça ne serait pas reçu.

Voila c'est justement ce que moi j'attends ici et ailleurs, que chacun sorte des carcans pour lire du tranché, de l'affirmation et de l'incision quitte à avoir mal... et sans doute n'aurions nous pas mal car nous avons notre intelligence pour comprendre qui plus est.
avatar
Izo
Bouquet de soleils
Bouquet de soleils

Messages : 458
Points : 958
Date d'inscription : 24/02/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Cyclopède le Lun 7 Aoû - 21:51:39

Et bien je le dis franchement, je trouve les surdoués plutôt chiants sur bien des aspects. (Je ne vise personne en particulier et encore moins d'ici) Mais il me semble quand même que l'élaboration d'une pensée efficace suppose une préscience instantanée de ce qui est superflu, et le meilleur moyen de se comporter bêtement c'est encore de se faire des nœuds à la tête. Je vois beaucoup d'excès de cérébralité, plutôt que de l'intelligence, et un goût pour l'autodévoration spleenétique assez déconcertant.
J'ai fais des rencontres. j'ai eu en face de moi de jolis cas, c'est sûr, peu communs, soit, mais une absence de réalisme alliée à une propension à ne pas discerner l'inessentiel du fondamental qui m'ont laissé sur ma faim. On plâne à 20 000, mais on ne sait pas où on va !
J'avoue que ça m'énerve ! Smile
Une fois pour toute, le cerveau SEUL n'est pas intelligent. C'est tout un rapport à soi, aux autres, à la réalité qui nous entoure qui pose un socle crédible et durable sous nos pieds.
L'intelligence "brute" n'existe pas, c'est du flan. l'intelligence c'est sentir les autres, comprendre comment ne pas les blesser, pratiquer la maïeutique grâce à laquelle ils peuvent se libérer à notre contact. Un surdoué n'est pas un zèbre, c'est un chaméléon, mais un chaméléon qui n'oublie jamais sa couleur d'origine. Il parle à plusieurs milieux, a la culture Qu'IL FAUT, pas de surplus qui alourdit la charge sans permettre d'avancer mieux. Il sait être courtois, mais aussi dire "non". Il s'intéresse à tout, mais sans perdre son temps à devenir un collectionneur de détails. C'est quelqu'un qui cherche la sagesse, c'est à dire sa vitesse de croisière sans s'encombrer de trop de gens, de trop d'auteurs, de trop de matériel, pour aller droit, vite et efficacement vers son but: le bonheur.


Dernière édition par Cyclopède le Lun 7 Aoû - 22:19:53, édité 3 fois
avatar
Cyclopède
Bouquet de soleils
Bouquet de soleils

Messages : 400
Points : 947
Date d'inscription : 01/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Vive le Lun 7 Aoû - 21:56:49

Pourquoi ne trouves tu pas ta place ici?
Ne s'agit il pas plutôt d'habitudes sur un autre forum?
Ici c'est encore récent . 5 mois.
C'est moi a quitté ce lieu, il y aura moins de flood et une plus grande lisibilité des sujets.
J'essaie de donner de moi, de mon temps, un peu de consistance, des thèmes forts .
J'espère que ca ira.
Pour les angoisses : la spiritualité t'occupe grandement , les rapports sociaux virtuels aussi visiblement.
L'essentiel c'est que tu ressentes une sorte d'équilibre dans le monde que tu t'es constitué. J'utilise du vocabulaire un peu spatial monde = limite, equilibre, répétés intangibles, pas d'inconnus à gérer .
avatar
Vive
Admin
Admin

Messages : 2381
Points : 3212
Date d'inscription : 24/02/2017

http://helioscrossing.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Cyclopède le Lun 7 Aoû - 22:03:35

pas encore trop ici, car j'ai du mal à trouver mes marques sur Hélios

Pour moi, et ça n'est que personnel, c'est un peu trop scolaire. Il faut m'imaginer avec la plupart du temps un entonnoir sur la tête.
Pour fonctionner j'ai besoin de me sentir libre, et là, je ne sais pas pourquoi, je ressens une petite tension, je marche sur des œufs.
Je ne sais pas à quoi ça tient. Peut-être au préjugé qui voudrait qu'un surdoué est forcément un intellectuel, ce qui rejoint ce que je disais plus haut.
avatar
Cyclopède
Bouquet de soleils
Bouquet de soleils

Messages : 400
Points : 947
Date d'inscription : 01/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Vive le Lun 7 Aoû - 22:11:42

Mmm, tu penses que tu devrais te contenir et performer?
Des verrous à faire sauter ?
C'est du à la nouveauté je pense .
Ca ressemble à l'autre forum, mais c'est pas l'autre.
Scolaire = discipliné?
Les retours des utilisateurs m'intéressent .
Disons qu'on est carrément à nu ici, on n'est pas perdu au milieu de 49 autres, plus exposés sans aucun doute.
avatar
Vive
Admin
Admin

Messages : 2381
Points : 3212
Date d'inscription : 24/02/2017

http://helioscrossing.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Izo le Lun 7 Aoû - 22:12:59

Oui, donner dans l'intellectualisme. Buller, briller, ruminer, fulminer dans son propre bain agace. Tourner en spirale pour s'envoler on ne sait où agace. Se fixer aussi fort sur son ego agace.
Se voir obligé de transpirer cette sur intelligence est agaçant.
J'interviens peu aussi à cause de CeLa. Toujours dire ne m'intéresse pas. Avoir raison encore moins.
L'image de la croisière m'interpelle. Elle laisse du temps. Elle est coulante. Je désire la paix seulement...
avatar
Izo
Bouquet de soleils
Bouquet de soleils

Messages : 458
Points : 958
Date d'inscription : 24/02/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Cyclopède le Lun 7 Aoû - 22:16:23


Mmm, tu penses que tu devrais te contenir et performer ?

Performer je m'en fous un peu. Mais je suis asocial de base. Quand c'est bien rangé, je ne sais pas trop où me mettre. Je ne sais pas si tu cernes la métaphore.

Je désire la paix seulement
Dis-toi déjà que c'est elle qui te désire. Elle te fait de l'œil. Alors approche. Tend l'oreille. Parle lui, à cette paix.
avatar
Cyclopède
Bouquet de soleils
Bouquet de soleils

Messages : 400
Points : 947
Date d'inscription : 01/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Izo le Lun 7 Aoû - 22:30:52

[quote="Cyclopède"]

Dis-toi déjà que c'est elle qui te désire. Elle te fait de l'œil. Alors approche. Tend l'oreille. Parle lui, à cette paix.

C'est pourquoi je fais silence pour qu'on s'approche l'une de l'autre
avatar
Izo
Bouquet de soleils
Bouquet de soleils

Messages : 458
Points : 958
Date d'inscription : 24/02/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Définition dépression existentielle

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum