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Message par emem le Mer 1 Mar - 23:08:35

Y a des fautes et j'ai eu des retours mais je n'ai encore pris le temps de faire les corrections que je souhaitais suite à ceux là :/

Chapitre 1 : la rencontre

Ça doit être lui, il a dans la vingtaine ; si son âge n'est pas plus précis c'est parce qu'il a tant changé de famille « d'accueil » que ce genre de détail s'est perdu dans la paperasserie omniprésente. A y regarder de plus près il n'a pourtant rien d'exceptionnel. Certes il compte correctement mais quand on s'occupe d'un commerce ça n'a rien d'extraordinaire. Il ne se plaint pas de son sort, après tout il a de quoi se nourrir et il a un toit. Il voit souvent des tire-laines de son âge avec une main « reconfigurée » qui les empêche de voler. Ils ne risquent plus de recommencer mais ils sont marqués à vie et tout le monde le voit. La justice est stricte dans ce monde à moitié moyenâgeux et à moitié technologique. Korigan vit entre l'étage 10 et 20, toute la réussite sociale est donnée par ces étages. Il n'a pas le droit d'utiliser d'engin volant. Les zones où il peut aller sont restreintes, même ses loisirs le sont, quant à porter une arme il risque une rétrogradation pur et simple.

C'est d'ailleurs ça qui le surprend le plus quand il voit arriver quatre personnes dans l'établissement. Ils sont armés et la qualité de leur habits indique clairement qu'ils ne vivent pas dans le coin. Tous les clients les suivent des yeux. Les étrangers viennent devant Korigan qui se met à trembler légèrement.

L'un d'entre eux est longiligne, discret et ses mouvements de mains sont très rapide, les armes qu'il ne dissimule pas sont des dagues avec un pommeau avec guidage laser, à elles seules il pourrait racheter la moitié de l'étage dix.

« Je me présente, je suis Ysandre, voici Salyana qui bien que belle est avant tout une rubiolo1gue de premier plan, Olanis est notre éclaireur il parle peu mais toujours pour être utile quant à Mélanis, celui qui porte des épées, tu as déjà dû en entendre parler dans les rumeurs.
-Euh… bonjour… que souhaitez-vous boire ?
-Rien du tout.
-Que désirez-vous alors ?
-T'embaucher pour un travail.
-Au vu de votre équipement, je doute de pouvoir vous aider. »

Si Korigan se méfie tant c'est que les habitants des étages supérieurs n'ont pas très bonne réputation quant il s'agit de s'adresser à des « inférieurs ». De plus, n'ayant aucune compétence particulière, il se voit bien porter le chapeau pour une action que ce groupe ferait réellement. Et, le fait qu'il y ait une rubiologue assure qu'il est complètement dépassé, il n'a même pas le droit de voir un rubiologue à l'oeuvre. Et si Mélanis est connu ce n'est certainement pas par Korigan.
Mélanis s'approche et lui tend une bourse :

« Cent pièces d'or maintenant et cent autres à la fin de la mission.
-Attendez, vous n'êtes pas du tout de là-haut !
-Nous n'avons jamais dit que nous venions de là-haut, nous sommes des « Chasseurs ».

En entendant cela la plupart des personnes présentes dans l’échoppe partent rapidement. Comment avait-il pu croire qu'ils venaient de là-haut ? Ils sentent une odeur du dehors, ils ne sont pas maniérés et ils regardent tout le monde comme des dangers potentiels et puis surtout les marques qu'on peut voir dans le cou de la femme et sur les mains de l'archer. Les Chasseurs ne vivent pas dans les villes ni les villages, ils tuent les créatures agressives qui peuplent les  différentes planètes que l'Homme a colonisé. En plus de leur entraînement tout les Chasseurs aguerris ont obtenu un ou plusieurs marquages qui leur confère des capacités surhumaine. Alors quand un Chasseur rentre en ville, c'est soit pour refaire le plein et repartir soit pour amener des soucis dans le coin.

-Pour quoi moi ? Fini par demander Korigan.
-Nous avons besoin de quelqu'un qui connaît le coin et nous avons le sentiment que tu as du potentiel pour devenir un Chasseur.
-Mais je n'ai jamais souhaité devenir comme vous !
-C'est ton choix, mais nous avons quand même besoin de toi pour accéder à la tour 27 à l'étage 19. Et comme Mélanis te le disait tu seras compensé pour ton travail.
Il est vrai que Korigan quelques années plus tôt s'était introduit dans la tour 27 celle des Gibraïd2es, ces être extraterrestre qui vivaient avec les Hommes mais sans partager leur savoir, sans se faire repérer mais personne n'était censé le savoir. Après quelques secondes d'hésitation la somme d'agent promis le poussa à accepter l'offre. Il prit la bourse et la rangea dans son coffre personnel.
- Rendez-vous à 2h au coin de la tour 25 et 26 termine Ysandre avant qu'ils prennent congé.

Korigan se met à servir les clients en rêvassant, ses tuteurs ne réussissent pas à savoir ce qui s'est dit à la fin de la conversation. Il ne leur dit pas non plus. Il attend la fin de son service et fait les cent pas dans sa chambre en changeant de tenu encore et encore pour être le plus discret possible. Il dessine de tête la tour 27, du moins la partie qu'il avait visité il y a plus de 10 ans. Le souvenir était encore présent, comment oublier cette architecture et ce lieu ou les lois de la physique semblent être tout autre. Il finit par prendre une tenu verte et une paire de chaussure à griffes en cas d'escalade. À 1h30, il se faufile par la fenêtre et prend la direction de la tour 26. La rue est calme. On entend les bruits des générateurs aux étages supérieurs. La lumière est filtré par des objets volants qui à cette distance sont non identifié, mais cela doit être les engins de transports de ceux de là-haut. Il accéléré en voyant une bande de personne cagoulé en rouge, il ne fait jamais bon de savoir ce que les autres font à cette heure-ci. Korigan sent l'adrénaline dans tout son corps alors qu'il ne fait que marcher. C'est déjà une aventure. Une fois sur place, il regarde autour de lui mais soit il était trop tôt soit ils lui ont fait une mauvaise blague. Il regarde Capio3 qui semble lui donner raison.

Tout à coup, il est happé et se retrouve contre un mur une main sur la bouche l'empêchant de faire le moindre bruit. Une voix lui dit quelque chose qu'il ne comprend pas. Alors il se débat en tout sens.
-Eh du calme, ce n'est que moi dit Ysandre. Tu as raison Saly.
-Je n'en ai pas douté. Korigan prend cette dague, tu risques d'en avoir besoin. Je monte avec Ysandre et le p'tit, vous restez ici quand ça partira en krapouta4, s'amusa-t-elle.
-Korigan, une fois là-haut tu nous guides jusqu'au bureau centrale et tu t'en approches, d'accord ?
-Et ?
-Chaque chose en son temps, tu te souviens bien du chemin,non ?

Après une signe affirmatif, Ysandre tire et loge la corde exactement là où elle doit. Korigan est impressionné mais cela ne dure pas, la monté est pénible, alors que les deux autres semblent ne fournir aucun effort. Une fois sur le rebord du 27ème, Salyana dépose des éclats de rubis et d'autres pierres contre le panneau de sécurité pour rentrer. Korigan déplace alors un des éclats, Salyana le regarde avec un regard furieux mais avant de s'énerver son expression change du tout au tout lorsqu'elle aperçoit le changement effectué. Korigan est le plus étonné des trois. Il est sûr que c'est comme cela que doivent être les éclats alors qu'il n'a jamais étudié cet art presque secret. Ysandre et Salyana croisent leur regard d'un air entendu qui n'échappe pas à Korigan qui n'a plus qu'une envie, se retrouver loin d'ici.

Salyana active les pierres et le rideau s'ouvre par le milieu dans un fondu rougeâtre. C'est hypnotique, Ysandre pousse Korigan dedans et ferme la marche. Korigan avance à reculons. Il a peur de tomber sur un Gibraïde. Plusieurs fois, Salyana et Ysandre empêchent Korigan de prendre un chemin mais il insiste, il sait ce qu'il fait. Parfois le passage semblait tomber mais ce n'est pas le cas, les Gibraïdes maîtrisent la gravitation et cela a changé leur architecture qui est donc difficile à suivre pour les humains. Malgré leurs sens de l'orientation de chasseur donc le seul qui ne semble pas perdu est Korigan qui reprend confiance au fur et à mesure qu'ils avancent. Mais heureusement qu'Ysandre est là pour l'arrêter. Korigan est tellement sûr de lui qu'il n'écoute pas ce qui l'entoure, un gibraïde passe à moins de 50cm de lui. La chance est une compétence comme une autre après tout…

Après une vingtaine de minutes l'équipé fait face à une porte à double battant et Korigan fait signe que c'est là. Il ne semble pas y avoir de serrure ni de système biométrique alors Ysandre fait une petite grimace et s'approche lentement de la porte et pousse doucement un battant. Le cœur de Korigan bat la chamade s'attendant à ce que l'alarme se déclenche ou pire… mais il n'y a personne et ils peuvent entrer. Une fois le battant refermé, les Chasseurs regardent le tenancier pour lui indiquer qu'il n'a toujours pas terminé ce qu'il est censé faire. Il avance, lentement, chaque pas se fait plus lent que le précédent. Un chanson se fait entendre dans sa tête, l'appelant, il prend la dague dans sa main sans même s'en rendre compte. Le bureau ressemble à un bureau humain classique si ce n'est qu'il ne semble pas y avoir d'ordinateur mais des lumières qui défilent sur le bureau. Les murs semblent onduler. Une étagère en forme de vis est au milieu, elle contient toute sorte d'objet mais ce n'est pas vers ça qu'il se dirige. Dans le coin opposé, il y a une demi-sphère. À chaque pas, celle-ci semble perdre de sa consistance. Le chant se fait plus fort, plus pressant. Korigan a du mal à réfléchir, qu'est-ce que c'est ?, pour quoi ça m'attire ?, qu'est-ce que je fais avec cette dague ? Dans quelle histoire m'ont ils embrigadé ? … plus rien.


Dernière édition par emem le Mer 1 Mar - 23:11:07, édité 1 fois

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Re: On m'a demandé poster (bis)

Message par emem le Mer 1 Mar - 23:08:54

Chapitre 2 : Chasseur

Korigan se voit re-graver la pierre avec la dague. Elle est vieille bien plus que la colonisation. Que fait-elle ici?Qu'est qu'il y a de gravé ? Ce texte tourne dans sa tête bien que le contenu reste obscure, c'est une vérité, il en est persuadé, des émotions, des passés, des futurs passent dans sa tête. Un gibraïde ouvre la porte et s'avance sans hostilité mais avec détermination vers Korigan. Salyana essaye de le bloquer avec un rubis qui a pour objectif de dématérialiser en sable, le Gibraïde résiste, Ysandre essaye de s'approcher en vain. Korigan se retourne et d'un geste d'une infini lenteur lève le bras et fait disparaître la menace avant de s'éveiller en sueur et en sursaut.

« Dépêche toi, on doit être parti dans moins de 10 minutes, explique Olanis.
-Mais… qu'est-ce qui s'est passé ? Où suis-je ?
-Tu as utilisé de la rubiologie donc ta tête est mise à prix à moins que tu ne passes le test pour devenir Chasseur. Quant à savoir où tu es, tu es chez toi. Maintenant mange.
Un peu perdu, il se retrouve avec un morceau de viande séché dans la main.

À peine terminé, Salyana débarque et prépare un sac d'affaire pour Korigan qui est complètement perdu. Pour quoi moi ? Je suis normal ! Si seulement l'argent ne m'avait pas attiré, qu'est-ce que je vais devenir ? Je ne veux pas être un Chasseur et fuir toute ma vie ou combattre des monstres. Se levant, il les suit jusqu'aux écuries de l'établissement. Plusieurs chapas1 sont prêt à partir et il voit qu'il y en a un pour lui.

« Nous allons à Eponia2, nous t'avons mis dans l'embarras on va au moins s'assurer que tu ne soit pas punis par notre faute, m'informe Mélanis.
- Mais je n'ai pas envie d'être un chasseur.
-Il est trop tard pour regretter maintenant. Il est trop tard pour revenir en arrière.
-Tout était trop bien préparé, vous saviez que j'étais déjà allé là-bas, vous me cherchiez moi. Ce n'était pas un hasard et j'ai vu vos échanges de regards. Vous vouliez que ça se passe comme ça. Pourquoi ?!
-Du calme, on ne s'attendait pas à ce que tu fasses disparaître un gibraïde mais on savait que tu serais capable d'utiliser la rubiologie c'est vrai, c'est une des raisons qui nous ont mené à toi. Le reste prendra du sens au fur et à mesure… normalement.
-Je n'ai plus tellement le choix… Le plus vite on sera arrivé le plus vite je serais débarrassé de vous.
-Je te conseille quand même de suivre les conseils qu'on peut te donner si tu veux arriver vivant à la capitale.

Sortir de la ville ne représente pas une difficulté mais sortir sans se faire repérer est une autre paire de manche. Korigan se laisse guidé par les Chasseurs qui ont l'air de connaître bien plus que lui la ville. Une preuve de plus qu'il s'est fait roulé. Salyana utilise différentes pierres sans s'expliquer et le groupe sort sans incident au grand soulagement du petit nouveau qui se voyait déjà emprisonné voire pire.

« Si on te dit de te cacher tu le fais sans poser de question, tu es un poids pour nous, en tout cas pour le moment, déclare subitement Olanis.
-Deux choix s'offrent à nous, soit nous évitons Roxel mais nous gagnons 2 semaines de trajet, soit nous allons au plus court mais prenons le risque de nous faire intercepter, ajoute Mélanis.
-Le temps presse et si nous ne nous sommes pas trompé, ça pourrait même nous avantager de faire au plus vite, tranche la dernière membre du groupe. »
Korigan essaye de donner son avis mais ses compagnons ne l'écoutent nullement. Il ne peut certes pas les aider dans ces terres hostiles qu'il ne connaît qu'à travers l'holovision3 et ce qu'il en a lu mais tout de même, il aimerait savoir qu'est-ce qui les menace.

Au bout de plusieurs heures Capio finit par se lever et l'équipe s'arrête pour la nuit. Le campement est rapidement monté et ils se retrouvent autour d'un feu où cuisent des viandes que Korigan n'arrive pas à identifier.

« Demain, Ysandre et Korigan vous allez à Roxel, Salyana, Olanis et moi allons faire du repérage on se contactera au besoin. Ensuite, on se retrouve sur la route d'Eponia, si tout se passe bien.
-Qu'est-ce que vous voulez repérer ?
-Nous sommes des Chasseurs…
-Il y a des animaux dangereux dans le coin ?
-Non, il y a pire.
-Mais de quoi vous parlez ?
-Tu ne sais vraiment rien sur les Chasseurs ?! Notre occupation principal n'est pas de s'occuper des animaux ou des meutes de je ne sais quoi. Ces marques nous les gagnons en versant du sang, en perdant des amis en luttant contre l'arbre à tentacules comme nous l'appelons.
-Mais ce n'est qu'un conte pour enfant, ridiculise-t-il. »

Les Chasseurs semblent continuer de communiquer mais Korigan n'entend rien, ils sont bien trop mystérieux à son goût. Si seulement il ne les avait pas suivi, il serait tranquillement dans son lit, avec comme plus gros soucis savoir quand est-ce qu'il aurait assez d'argent pour avoir son propre logement. Cela semblait si lointain alors qu'à peine 24h s'était déroulé. Sa nuit fût agité, lorsqu'il se réveille l'image de monstres avec des tentacules à la place des bras envahissent son esprit ainsi qu'un signe qui déjà disparaît de sa conscience. Sa couverture est trempée, il est plus facile de trouver un endroit où il souffre que l'inverse, c'est donc de mauvaise humeur qu'il se lève et rejoint le reste du groupe qui est déjà prêt à partir.
Avant de partir Salyana s'approche de Korigan et pose sa main sur sa tête et murmure quelques mots avant de déposer un sac de pierre dans sa main. Elle lui explique rapidement ce qu'elle a fait mais lui explique que c'est sans importance, ce qui l'est c'est qu'il n'oublie pas les deux mots qu'elle vient de lui dire avec la bonne pierre, après l'avoir répété 5 fois Salyana est convaincue qu'il a bien retenu.

La séparation en deux groupes se fait rapidement, presque sans un mot. Ysandre s'occupe de ranger le reste du campement et soupir en voyant que Korigan ne sait pas non plus s'occuper des chapas. Ysandre est un compagnon de route bavard, il raconte des histoires à dormir debout et assure qu'elles sont vraies. Au moins, cela détend l'atmosphère et Korigan se sent un peu détendu, le voyage n'est pas aussi irréel que les derniers événements. Le voyage se déroula ainsi pendant plusieurs heures lorsque Korigan se retrouve au sol et se met à creuser.

« Qu'est-ce qui s'est passé? Demande paniqué Korigan.
-Tu as entendu l'Appel et tu y as répondu.
-Quel appel ? Qu'est-ce que vous m'avez fait ?
-Nous ? Mais rien, c'est ta rencontre avec un des socles qui te fait réagir.
-Je suis censé comprendre quelque chose de ce que tu me racontes ?
-Pour faire simple: nous t'avons cherché car tu es sensible aux socles et à la rubiologie ce qui fait de toi quelqu'un de rare donc tu nous a intéressé d'autant plus que les gibraïdes gardaient un œil sur toi. Hier, lorsque nous sommes allez les visiter tu es entré en résonance avec un socle. Les socles ne sont pas censé être déplaçable, ils sont normalement à côté des arbres à tentacules où bien dans une zone pure si des Chasseurs ont réussi à repousser l'arbre. Bref, maintenant tu captes des ondes que tu ne ressentais pas avant, je ne sais pas lesquels ni où ça va te mener, c'est pour ça que je t'observais et que je n'allais pas réagir à moins d'un danger. Alors qu'est-ce que tu as trouvé ?

Les explications d'Ysandre éclairent certes Korigan mais elles créent de nouvelles questions sans réponse. En repensant aux histoires qu'il lui a raconté en chemin, il se met à trembler, ce ne peut être vrai. Les gens des villes ne s'intéressent pas aux dehors mais tout de même… La suite du chemin se fait dans le silence. Il n'ose plus poser de questions de peur d'avoir des réponses plus inquiétantes encore.

Une barricade de lasers et de mitraillettes se découvre petit à petit. C'est Roxel, le village n'a pas l'air très importante, quelques centaines d'habitants. Ils rentrent au milieu de l'après-midi sous les regards de tous les passants. Korigan se fait tout petit sur sa monture, il se laisse guider par Ysandre qui a l'air de savoir où aller. Plus ils avancent plus l'ambiance paraît lourde. Ils donnent leur monture à l'entré de l'auberge. Avec une pièce d'or en plus la fillette nettoie les box des animaux et semblent impressionnés par ces étrangers si riche. Ysandre paye pour la moitié de l'auberge afin d'être sûr d'avoir le silence et de ne pas être surpris. L'aubergiste les regarde étonné mais comme ils payent il ne voit pas l'intérêt de discuter la folie de ses clients. Toutefois :
« Les Chasseurs ne sont pas les bienvenues, ils disent qu'ils vont résoudre notre problème mais soit ils meurent soit ils fuient, et comme vous attirez toujours les ennuis dans trois jours au plus tard vous irez voir ailleurs.
-Nous serons parti d'ici là. Mais dites moi de quels problèmes me parlez vous ?
-Des animaux éventrés, des arbres qui se déplacent, des bruits qui étourdissent…
Ysandre écoute attentivement puis semble absent un bref instant, Korigan en est sûr maintenant il discute avec les autres dans ces moments là.
-D'accord, merci. Au fait, n'allez pas dans la zone que j'ai loué à moins que vous soyez prêt à prendre des risques.
-Ne me menacez pas dans ma propre auberge !
-Vous vous méprenez, les bruits c'est un langage et nous allons discuter dans cette langue et je ne veux pas vous blesser ou un des vôtres.
L'aubergiste fait signe qu'il a bien compris et préviens ses employés de ne pas aller dans l'aile réservée.

Korigan suit son compagnon sans comprendre le dernier échange qu'il y a eu. Mais après tout, il n'est plus une à question prêt. Ysandre dépose son sac et s'assoit sur l'un des deux fauteuils de la chambre et invite son compagnon à prendre l'autre place. « Je vais t'entraîner à entendre l'Appel sinon tu risqueras ta vie dans la capitale ».Le reste de la discussion est flou pour Korigan, petit à petit il reprend conscience de ce qu'il se passe. Ce sont les mots qui font cet effet, ces mêmes mots qui l'ont mis KO hier. Ysandre continue encore et encore jusqu'à ce qu'à ce que Korigan puisse supporter cette langue sans frémir et cela dure des heures et des heures. Les minutes semblent durer des heures pour le jeune homme. Il se met à comprendre des choses même s'il ne sait pas quoi encore, le monde semble avoir plus de sens que jamais.

Au bout d'un temps incertain Ysandre se tut. Il était en sueur, les yeux rougis par le sommeil et la douleur, il tremblait fortement, son air hagard fait peur à son compagnon qui ne savait trop que faire pour l'aider. Il utilise la bouilloire et y dépose quelques pierres et en bois le contenu d'une traite. Après avoir indiqué qu'il allait se coucher, il s'effondra sur le lit et se mit à ronfler rapidement.

Korigan a la tête qui tourne, des monstres semblent apparaître sans cesse, des frissons le parcourt, ses poils se hérissent … un monstre lui saute dessus, il a à peine le temps de hurler que ce apparition disparaît. Cela recommence encore et encore, ses propres cris lui font peur. Il finit aussi par sombrer dans le sommeil épuisé.
Le réveil de Korigan est difficile encore une fois, il finit par s'y habituer, Ysandre est déjà prêt. Il lui propose un petit déjeuner et un bain. Le silence est apaisant mais il y a tout de même deux-trois questions qui tournent dans sa tête.

« Est-ce que le gibraïde était vraiment là ?
-Oui, tu l'as bien fait disparaître…
-Pour quoi vous êtes venu me voir ?
-Un de nos membres est mort, nous avons besoin de quelqu'un d'autre et tu as un potentiel intéressant.
-La réponse ne me plaît pas mais j'imagine que je n'ai plus le choix maintenant.
-Tu peux toujours partir mais effectivement ton espérance de vie chuterait drastiquement.
-Dernière question:c'est quoi le rapport entre les gibraïdes et ces socles ?
-C'est une très bonne question… ils s'intéressent à qui s'en approche, ils kidnappent parfois des personnes qui s'en approchent. Bref, ça les intéresse mais on ne sait pas le lien qu'il y a si lien il y a.
-Merci. Au fait…
-Silence !

Un bruit de plancher, Ysandre fait signe à Korigan de se cacher dans la baignoire qui s'y glisse lentement. Ysandre se mit à faire un dialogue en faisant varier les voix. Korigan n'en croit pas ses oreilles, il s'entend, son compagnon l'imiter parfaitement. Celui-ci s'approche de la porte et sort ses dagues lentement. La porte et la fenêtre volent en éclat au même instant. Ce ne sont pas des voleurs de petits ou de grands chemins, le tatouage sur l'un d'eux assure qu'ils sont des Chasseurs eux aussi ou au moins une partie d'entre eux. Ysandre se met à parler dans cette langue bizarre. Heureusement, tous n'y sont pas habitué et trois des six assaillants tombent dans les pommes. Korigan a du mal à se concentrer sur ce qu'il se passe.

Tout à coup une main se pose sur l'épaule de Korigan, c'est Ysandre. Il est couvert de blessures. Les attaquants traînent sur le sol rougit par le sang. Comment le soigner se demande Korigan, puis il se rappelle ce que Salyana lui a fait répéter plusieurs fois. Il se concentre intensément et dépose les pierres comme elle lui a dit. Les pierres se mettent à luire et un flash de lumière l'aveugle. Ils descendent tant bien que mal par la fenêtre et vont retrouver leurs chapas dans leur box.

Ysandre maintient son nouvel ami d'une main ferme pour éviter qu'il tombe du chapa. La dépense d'énergie avait été trop importante. Capio bouge en tout sens au yeux de Korigan. Petit à petit la terre arrête de tourner et Korigan se met plus à l'aise et dans une position moins embarrassante d'autant qu'ils arrivent à un campement. Seul le silence les accueille, le feu brûle encore, la nourriture est encore chaude. Une pointe glacée prend par surprise Korigan au niveau du cou. Il n'ose se retourner.
« Tu serais un ennemi tu serais déjà mort, lui dit une voix.
-Seul, je ne serais jamais venu ici.
-Il marque un point, répond une autre.
-C'est vrai, mais tu serais quand même mort, c'est à éviter. Encore une chose que nous devons lui apprendre.
-Rappel toi de ce que tu étais capable ou non de faire à tes débuts. Il a tout de même sauver Ysandre.
-Tu as raison Salyana, mais le temps presse. »

Ce n'est certes pas l'accueil auquel il s'attendait mais Korigan est heureux de retrouver les autres. Il sent encore la lame sur son cou, il évitera de se faire prendre en ne se reposant que sur le groupe, il comprend qu'il doit savoir être autonome aussi. Comment tout apprendre alors que les événements se bousculent à un rythme si effréné ?

Sans plus d'explication Ysandre monte sa tente sans que cela choque qui que ce soit si ce n'est Korigan qui pensait expliquer ce qui s'était passé, mais tout le monde semble déjà savoir alors qu'aucune parole n'a été dite. Salyana lui tend la main pour l'aider à descendre, d'abord gêné par son aide il se met à rougir mais le plaisir de toucher sa peau est plus fort il accepte. Elle le mène légèrement à l'écart du feu et lui demande de baisser la tête.
« C'est pour quoi ?
-Te lier à nos conversations. Nous discutons via un simple sort qui permet de nous entendre à plusieurs kilomètres les uns des autres lorsque nécessaire, à force d'utilisation nous l'avons modifié afin qu'il serve de téléphone privé. Donc laisse moi te marquer et tu pourras nous entendre et parler aussi, si tu le souhaites.
-Est-ce que vous entendrez ce que je pense ?
-Certainement pas, sinon personne n'aurait accepté.
-Très bien, vas-y. »

Le tracé de la rune fût assez court mais la douleur était plus intense que ce auquel il s'était attendu. En se frottant le cou dorénavant il sentira toujours cette petite excroissance, le sang traversant ce nouveau chemin et ouvrant une nouvelle route. Korigan se sent davantage Chasseur qu'auparavant. Les premières conversations ne sont pas évidentes, dire ce que l'on veut dire mais ne pas livrer sa pensée pleine et entière n'est pas évident quand tout se passe dans la tête ; mais le regard réprobateurs des autres est une motivation pour se surpasser.

Salyana en profite pour lui expliquer comment intensifier un sort et en profite pour lui apprendre à conjurer une flamme de petite taille à l'aide de quartz. Cet apprentissage de base dixit Salyana lui prend tout de même trois jours. Ainsi le groupe attend que Korigan puisse apporter quelque chose au combat avant d'aller de l'avant. Ça le rassure mais en même temps son inquiétude augmente. Comment savoir s'il sera prêt ? Et si les ennemis arrivent au corps à corps?Ou bien, s'ils sont plus fort que nous?Si Saly est blessée qui la soignera ?
« Tu n'es pas assez inquiet à mon goût, lui dit Mélanis alors qu'ils sont en chemin vers la source des nuisances.
-Je tremble rien qu'à penser à ce qu'on peut croiser.
-Peut importe ce que tu imagines, tu es en dessous de la vérité.
-C'est censé me rassurer ?
-Non au contraire, je veux que tu sois nerveux et en état d'alerte permanent, maintenant, mais aussi demain et les autres jours. Met toi en tête que ta vie est toujours en danger cela te permettra peut-être de vivre plus longtemps.
-Mais si c'est pour vivre toujours aux aguets à quoi sert notre liberté ?
-Je ne sais pas qui t'as dit que tu étais libre mais nous ne le sommes pas.
-Tu exagères Mélanis, ce n'est pas parce que nous avons quelques missions, ou que nous apportons notre aide au maintient de notre planète que nous ne sommes pas libre. En plus, ce que nous gagnons en pouvoir nous permet tout de même d'être moins sur nos gardes, contredit Ysandre.
-Et c'est pour ça que tu ne feras pas de vieux os si tu n'es pas plus prudent, ça a failli te coûter la vie dans une auberge au milieu de nulle part.
-Je te rappel que c'était des Chasseurs eux aussi.
-Je le sais bien, et eux leur mission ce n'était pas de maintenir le monde comme tu le dis mais bien de s'approprier ton pouvoir ou celui de Korigan quoi que j'espère qu'il n'est pas encore repéré.
-C'est normal que je n'ai pas compris la fin de la conversation, demande Korigan.
-Oui, répondissent-ils en chœur. »

Cette fois, il avait tout de même expliquer plus de choses que par le passé. Il était donc Chasseur, mais tout les Chasseurs ne se battent pas pour la même chose. Certains aident les autres, comme son groupe s'il a bien compris, ainsi que leurs propres intérêts mais d'autres chassent toutes personnes ayant du pouvoir pour se l'approprier même si le comment et le pour quoi reste flou. Korigan se dit qu'il doit y avoir un rapport avec cette écriture étrange, dans ce langage qui met mal à l'aise et que lui arrive à comprendre même si jusqu'à présent il s'est bien gardé de le dire. Il se souvient partiellement de ce qu'il a écrit juste avant l'apparition du gibraïde. Il a renié quelqu'un et s'est engagé à empêcher son réveil. Ce n'était pas la seule chose mais c'est le point le plus important du moins c'est ce qu'il pense alors que la nuit se met à tomber et qu'il essaye de rester éveiller pour monter la garde.

La nuit est froide et humide, Korigan ressert son manteau autour de lui. Le temps semble passer au ralentit. Il invoque une petite boule de feu pour se réchauffer. Ça l'entraîne et ça lui permet de se garder au chaud. Le silence se fait pesant. Pas le moindre bruit de vent ou d'animal, cela le change tellement de la ville animée, de ses années d'animations. Il ne repère rien mais il se sent de plus en plus mal à l'aise. Korigan hésite à réveiller les autres, mais s'il le fait pour rien ils vont le prendre pour un couard. De plus, il est loin de devoir passer le tour de garde. La forêt semble menaçante, elle le scrute sous toutes les coutures. Un brouillard se met à glisser sur le campement, la menace devient presque palpable.

Tout à coup, un bruit le fait sursauter, il semble venir de partout à la fois. Korigan se lève et intensifie sa boule de feu pour éclairer au mieux. Mais, le brouillard est bien trop dense pour qu'il puisse y voir quelque chose. Olanis se retrouve à ses côtés comme s'il apparaissait plutôt que se déplacer d'un point A à un point B. Salyana semble préparer une incantation, Ysandre a disparu profitant du brouillard pour se mettre à son avantage. Mélanis est à l'autre bout du campement, armes dégainées. Tout semble calme, Capio luit d'une lumière blafarde qui peu à peu s'affaiblit puis disparaît, il ne reste plus que la lumière de Korigan pour voir à plus de un mètre devant soi.

Une flèche siffle, puis une autre et encore une, tel un groupe en embuscade. Des râles de douleurs se font entendre. Olanis court à la rencontre du brouillard. Salyana relâche son sort et le brouillard disparaît et fait apparaître les créatures qui les entourent. Elles ne sont que 7 se dit Korigan qui constate tout de même qu'aucune flèche ne les a touché. Olanis engage un duel avec une de ces créatures qui mesure plus de 3mètres, elle a trois bras qui se termine par une pince, un dard et une sorte de marteau et qui malgré sa taille est d'une étonnante rapidité et agilité grâce à ses cinq jambes. Korigan se retrouve à devoir lutter en jetant des boules de feu en tout sens, sans réfléchir par instinct et surtout par peur de se retrouver face à face avec l'un d'eux.

« Calme toi ! Ordonne Salyana. Soutient Olanis en enflammant son épée ou en gênant son adversaire, n'agit pas seul tu n'es pas encore de taille. Si tu attires l'attention de l'un d'eux tu es finis.
- D'accord mais comment je fais cela ?
- Visualise son arme et fait comme si tu invoquais ton feu sur elle plutôt qu'entre tes mains, ça devrait fonctionner. »

Korigan se concentre, visualise l'arme, y fait apparaître du feu en se servant de son sac contenant les pierres requises mais le résultat n'est pas celui escompté. La boule de feu part de l'arme d'Olanis ce qui surprend la créature qui se fait blesser à la tête. Cette blessure le gêne et Olanis prend rapidement l'avantage décisif. Pendant ce temps là, Ysandre semble avoir été d'une efficacité redoutable en tuant l'un d'eux et blessé un autre avec ses dagues qu'il maîtrise parfaitement avec une rapidité surhumaine. Dans la main de Salyana une pierre grosse comme le poing laisse la place à du sable lorsqu'un tourbillon de lames blesse deux de ses créatures et en repousse une autre qui se retrouve à affronter Mélanis qui en a terminé avec son adversaire. La bataille se termine rapidement après cela. Korigan s'assoit les jambes flageolantes.

« Allons-y, nous en avons confirmation, dit Mélanis.
-Korigan debout, nous allons te montrer contre quoi nous luttons, ce qui terrorise les gens du coin mais aussi ce qui nous donne ces dons qui font tant d'envieux, explique Salyana.
-Maintenant ? On peut pas d'abord se reposer ?
-Il est dur de le chasser le jour ça se cache et est entouré de ce genre de créatures ou d'autres pas plus sympathique, mais la nuit elles partent se nourrir ou même réaliser de plus sombre dessein.
-Je suppose que je n'ai pas le choix…
-On a toujours le choix, si tu es un Chasseur tu vas tout de même devoir y faire face un jour autant que cela soit lorsqu'on le désir plutôt qu'à un moment où cela est imposé. Nous avons eu de la chance qu'il n'y ait eu que 7 créatures et leur maître n'était pas été là. Maintenant, allons-y. »

Ysandre mène le groupe d'un pas sûr dans la direction de Capio qui semble éclairé la forêt d'une lumière surnaturelle. La température continue de descendre et l'air se condense à chaque respiration. La tension est palpable, ils sont tous prêt si ce n'est Korigan qui ne sait pas à quoi s'attendre. Sentant sa peur, il essaye de se raisonner et de rassurer par la présence de ses compagnons. Un bruit continu s'entend de plus en plus fort. Il n'y a pas de doute, c'est là qu'Ysandre les mène. Le bruit ressemble à une pêche qui s'éclate contre un mur. Cela donne froid dans le dos. Mais ce n'est rien face à la terreur qui le prend lorsqu'il aperçoit ce qui fait ce bruit.

Cette chose mesure près de 20 mètres de haut et 5 de larges. Elle sort de terre comme un arbre qui aurait poussé en une nuit. Un arbre d'un autre monde qui n'est pas composé de branches mais de tentacules qui fouettent l'air et qui recrache une fumée noire qui semble absorber la lumière. Au sol, se trouve une grande dalle en pierre tel un autel. Mélanis explique qu'il y a plusieurs moyens d'action. Soit détruire la stèle ce qui a pour effet de repousser la créature pendant un certain temps car la stèle se répare d'elle même mais ce qui empêche d'acquérir un don ou bien repousser la créature par la force et ensuite s'emparer du don qu'offre l'autel. Korigan comprend assez vite quel est la décision prise par les siens.

Son rôle est de soutenir les autres, il doit observer et aider mais en aucun cas s'approcher. C'est bien trop dangereux lui dit-on. Toutefois, l'Appel est fort. Le combat commence mais cela part dans tout les sens. Korigan n'arrive même pas à suivre les mouvements de ses compagnons dans l'obscurité qui règne. Il entend surtout des cris, des bruits peu ragoutants, il voit des flashs de lumières… Le combat devient flou, il s'approche de la stèle. Le bruit a cessé. Une voix l'appel et il y répond. La voix veut qu'il prête serment comme les autres, il s'y refuse. Pour quoi prêté allégeance à une créature qui ne veut que la douleur et la destruction ? La voix insiste, lui dit qu'elle n'a pas le choix si elle veut le pouvoir. Korigan est maintenant devant l'autel. Il sent son sang pulser dans sa tête. Le texte écrit exige une parole donner, c'est écrit alors il promet la destruction de la créature en échange de son pouvoir.

Le cris est tellement fort qu'il en tombe à genoux. Son bras semble bouillonner. La douleur est atroce. Mais cette fois, il ne cédera pas, il luttera. Korigan se met à crier aussi. L' « arbre » déploie plusieurs tentacules vers lui. Il constate que tous luttent pour sa survie. Korigan se relève. Un don lui a été confié, la voix avait tort, rien ne dit que c'est au monstre qu'il doit allégeance. Korigan a juré allégeance à la Vie. Et c'est la Vie qu'il appelle. Son bras se recouvre d'os et se termine par une pique, il déborde d'énergie. Ses pieds s'enfoncent dans le sol. Jamais il ne s'est senti aussi fort qu'à cet instant. Il frappe la créature encore et encore, à chaque coup il absorbe davantage d'énergie de « l'arbre ». Tous ses compagnons en profitent pour tirer avantage de cette attaque imprévue . Sauf Salyana qui a protégé Korigan pendant sa transe et commence à être épuisée.

Lentement, la créature s'affaiblit. Korigan se concentre et veut donner un coup mortel mais juste au moment de frapper la créature disparaît dans le sol à une vitesse prodigieuse et ne laisse qu'un gouffre béant à la place. Tous se tournent vers Korigan comme s'il venait de réalise l'impossible. N'était-ce pas ce qu'ils faisaient quand ils combattaient ces créatures, se demande-t-il ?
« Quel pouvoir as tu utilisé ? Questionne Otanis
-C'est impossible d'obtenir un pouvoir avant de l'avoir vaincu ! S'étonne Ysandre
-Tu as failli mourir une douzaine de fois, j'ai passé mon temps à te sauver, tu es inconscient s'exclame Salyana.
-Comment savais-tu quoi écrire?Ne me dis que tu n'en avais aucune idée. Une fois je veux bien te croire mais là tu étais maître de toi ! Résume Mélanis.
-je heu…
-Crache le morceau !
-Je comprends les écritures dans les stèles, je grave le texte afin qu'il me convienne. Les deux autels que j'ai vu, demandaient une alliance ou un pacte avec une entité en contre-partie d'une capacité. Mais ne sachant rien de ces entités et qu'à les entendre elles me révulsaient j'ai fait un pacte avec les créateurs de ces réserves de pouvoir… en tout cas, c'est mon interprétation… »

Le silence s'abattit comme une pierre sur une fourmi. En quelques jours, ce groupe de Chasseurs qui se pensait expérimenté ne cessait d'observer des choses qui n'avaient pas de sens mais dans leur monde dangereux, empli de monstres ce n'était certainement pas quelque chose de positif, Korigan avait-il eu de la chance, ou bien se jouait-il d'eux ? Ou pire ...

Olanis poussa un cri et se mit à courir vers la forêt la plus proche. Salyana regarde avec un inquiétude le ciel avant de comprendre ce qui cloche. Deux petites étoiles semblent se rapprocher et leur tomber dessus. Mélanis tire Korigan par la manche et l'entraîne dans une autre direction sans rien ajouter. Korigan voit qu'Ysandre pose des choses au sol tandis que Salyana use de nombreuses pierres à une vitesse alarmante. Une chose est sûre, ils ont davantage peur de ce qui arrive que de « l'arbre du Malheur4 ».

Visiblement le temps n'est pas à la discussion ni aux félicitations, Korigan court le plus vite qu'il peut. Pendant les premières minutes, il doit même ralentir pour ne pas perdre Mélanis. L'énergie parcourt encore son corps. Mais petit à petit, il l'a sent repartir là d'où elle vient. Et doit tout donner pour se maintenir au niveau de ses compagnons qui le presse, le pousse, le porte lorsqu'ils ont des crevasses à sauter. Korigan trouve que son héroïsme en prend un coup mais Mélanis ne lui ayant pas demandé son avis, Korigan se dit que cela ne doit pas être la première fois qu'il fait ça.

Les lumières se rapprochent, silencieuses, elles ne sont qu'à quelques mètres du sol lorsque les pièges d'Ysandre envoient toute une série d'énergies diverses et variées pour embrouiller les capteurs des deux vaisseaux gibraïdes qui partent à leur recherche. Ce qui leur permet de gagner de précieuses secondes. Les nefs tournent autour de la clairière en espérant trouver une trace exploitable par leurs capteurs. Ils ont bien fait de persévérer, deux hommes sont partis dans la même direction. Deux hommes qui sont déjà enregistrés dans leurs bases de données. Les vaisseaux accélèrent sans faire le moindre bruit. Korigan les perds de vu et les seuls mots que lui a murmuré Mélanis sont qu'il ne doit pas parler aux autres. Les questions affluent de nouveaux… Mais ce n'est ni le moment ni le lieu pour chercher à y répondre, d'abord il faut survivre.


Apparemment , ils n'ont pas besoin de se parler pour se donner rendez-vous se dit Korigan lorsqu'il arrive à la sortie du village et voit Olanis qui les attend déjà. Son visage qui est habituellement renfermé le regarde avec suspicion. Il est mal à l'aise mais il ne sait pas quoi leur expliquer, après tout il n'y peux rien s'il comprend cette maudite écriture. L'attente se prolonge. Plutôt que d'attendre à se ronger les ongles, Korigan essaye de rappeler à lui cette force naturel à lui. Il sent lentement les muscles de sa main se renforcer mais il sent que ça draine l'énergie du reste de son corps. La dernière fois il avait drainé l'énergie venant du sol autour de lui se rappela t-il. Lentement, il recommença jusqu'à ce que la sensation soit similaire. Le principe semble être simple dommage qu'il ne puisse avoir 5 minutes avant chaque moment où il pourrait potentiellement avoir besoin de cette capacité. Une main sur l'épaule le fait sursauter. Mélanis lui sourit énigmatiquement.

« Ysandre a récupérer les chapas et Capio est encore haute, je propose qu'on rajoute encore quelques kilomètres entre nous et nos poursuivants. Et peut-être quelques explications en cours de route…
- Je suis désolé d'avoir été incapable de résister à l'Appel de la stèle.
- C'est déjà arrivé à d'autres avant toi, mais tu as plus de chance que beaucoup d'autres. Mais, il y a autre chose encore, non ?
- Oui… je comprends ce qui est écrit et ce qu'il disait, quand vous parlez la langue je comprends ce que vous dites, ce qui n'a pas l'air d'être votre cas. J'ai donc modifié le texte pour qu'il convienne à mes aspirations et non à celle du monstre qui me voulait m'offrir sa puissance en échange de ma servitude. Plus j'y réfléchis plus j'ai besoin de vérifier quelque chose…
- Tu penses que nous avons signé un pacte ou plus avec ces ignominies pour acquérir nos dons ? Tu n'as pas besoin de le vérifier… c'est la vérité. Nous nous sommes tous trouvé à un moment donné face à des monstres qui nous évitaient et même à des moments où notre bras ne pouvait s'abattre sur une monstruosité. Nous avons décidé de retourner le plus possible les pouvoirs qu'ils nous confient contre eux mais c'est un jeu dangereux. À force nous ne pourrons peut-être blessé plus aucune de ces créatures et nous devrons les regarder passivement faire des massacres. Tu ne peux pas changer nos contrats ?
- Je ne sais pas… il faudrait que j'essaye… mais j'ai besoin de plus d'informations sur les contrats et ces entités et si possible sur ceux qui ont crée les autels puisque ça n'a pas l'air d'être les mêmes.
- Nous espérons tous les quatre que c'est possible. Avoir vendu une partie de nous à ces créatures me tourmente chaque jour un peu plus. Tu es le seul espoir que nous ayons trouvé. Nous avions besoin de quelqu'un qui savait comprendre le langage en espérant qu'il puisse modifier nos contrats. »

Au moins, Korigan savait pour quoi lui. Il n'était sûrement pas le seul à comprendre cette langue et il devait bien y avoir une raison qu'il l'a comprenne mais au moins, il avait enfin un début de réponse. Il n'était pas avec eux depuis bien longtemps mais lorsqu'on passe son temps à sauver la vie des uns et des autres des liens se créent rapidement. Et maintenant qu'il avait lui aussi un don, il n'était plus question de faire marche arrière.

Il sera un nouveau type de Chasseur. Il ne traquera pas que les monstres mais aussi le savoir afin de libérer les siens du jougs de leurs contrats. La Vie était avec lui. Son contrat est inscrit partout sur son corps. Les autres peuvent tous en avoir plusieurs mais la Vie est pleine et entière, elle ne laisse de place à rien d'autre. Il ne lui reste plus qu'à maîtriser cette énergie puissante qui habite toute chose en espérant ne pas se perdre dans ce maelström d'énergie brut qui l'envahit dès qu'il se concentre.

emem
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Re: On m'a demandé poster (bis)

Message par emem le Mer 1 Mar - 23:09:15

Chapitre 3 : alliés

Pour être reconnu pleinement comme un Chasseur il est nécessaire de passer un test dans la capitale et de s'inscrire afin que le royaume sache combien il y a de Chasseurs et cela leur permet aussi de savoir une partie des dons qu'ils ont ce qui leur est utile de temps à autres, rare sont les Chasseurs à dédaigné de l'or que leur offre le pays pour services rendus. Le trajet jusqu'à Éponia prend plusieurs jours. Korigan en profite pour regarder les marques des contrats de ses compagnons et tous ont scellé un pacte avec une ou plusieurs abominations sans en avoir réellement conscience. Leurs dons viennent de la destruction mais pire ils semblent qu'ils puissent être appelé et qu'ils doivent accomplir des tâches pour leurs maîtres si l'envie leur en prend. Peut-être ont-ils déjà aidé ces êtres sans même le savoir. Salyana essaye d'apprendre le Langage pendant le trajet mais chaque caractère représentant différentes idées en fonction de son emplacement dans la phrase et de la longueur de celle-ci, il lui faut beaucoup plus de temps pour la comprendre ne serait-ce que partiellement que le trajet ne le permet. Olanis utilise ses dons le plus possible afin de s'assurer qu'il maîtrise son corps et ses dons, il ne veux croire à ce que Korigan lit. Ysandre fait de son mieux pour détendre l'atmosphère durant le voyage mais sans trop de succès et Mélanis est plongé la plupart du temps dans ses cartes à préparer des plans pour la suite. Les endroits de savoir ne sont pas légions et puis il y en a sûrement de caché et peut être que les stèles elles-mêmes pourraient les aider. Le manque d'information et les possibilités lui faisaient tourner la tête. Mais personne ne parle des gibraïdes qui les ont poursuivi, qu'en dire, encore un mystère de plus…

L'arrivé à Éponia ne se passe pas comme Korigan s'y attendait. La ville n'est pas en hauteur comme la sienne. La ville est un cercle, sur la périphérie des tours gigantesques ont été construites, le bas de la ville se trouve sous terre à des centaines de mètres et le haut semble inaccessible même avec des avions. Et au milieu semble flotter un gigantesque palais. Korigan se laisse guider par ses compagnons qui ne ralentissent que pour montrer leurs documents ou bien laisser glisser quelques pièces afin d'arriver plus vite à bon port. Il y a toute sorte d'activité à faire à Éponia que ce soit une création de vêtement, en passant par l'implant électronique ou bionique ou même des combats à mort voire plus répréhensible encore dans les bas fonds. Mais dans le palais, les activités se résument à celle du pouvoir. Que ça soit politique, physique avec des championnat quasiment toute l'année, ou même mystique avec les plus grands cultes qui s'y trouvent, la plus grande bibliothèque du royaume et finalement le hall des Chasseurs où tous doivent s'inscrire sous peine d'avoir de nombreux soucis.

Dès leur arrivé dans le palais Salyana part et informe les autres qu'ils se retrouveront plus tard dans leur locale, Ysandre fait de même ainsi qu'Olanis. Mélanis guide donc Korigan dans les dédales du palais jusqu'à ce qu'ils arrivent devant une porte mesurant plus de 10 mètres de haut mais semble flou. Mélanis lui fait signe d'entrer et lorsque la main de Korigan touche la porte, il se retrouve dans une grande salle aux murs couverts de créatures plus affreuses les unes que les autres. Heureusement, elles semblent toutes empaillées. Au centre, il aperçoit une table avec quelqu'un lui montrant un siège afin qu'il puisse s'asseoir. Il prend place et se met à regarder attentivement la personne en face de lui.

Korigan fait un bon en arrière et dégaine sa dague dans le même mouvement de panique. L'autre se met à rire d'une voix rauque qui résonne bizarrement dans ce lieu.
« Celui qui cherche le pouvoir risque lui même de se perdre et de perdre toute son humanité, sais-tu quels sont tes limites ?
-Je ne recherche pas le pouvoir pour le pouvoir mais bien pour protéger et même sauver.
-Que d'altruisme, ricane-t-il, qui es tu pour dire que tu dois sauver les gens ? Es-tu un dieu ?
-Je ne peux pas laisser des gens mourir alors que j'ai le pouvoir de les arrêter.
-Ce n'est donc pas par altruisme que tu sauves les autres mais bien pour toi, peut-être pour te sentir aimé, utile, idolâtré même. Bref, tu veux le pouvoir pour toi et non pour les autres rappel toi que tu n'es qu'un homme faillible comme les autres.
-Peut être mais je sauverai tout de même des gens pendant que vous restez ici à attendre et ne rien faire de constructif.
-Il est facile de critiquer autrui alors qu'on ne le connaît même pas. Fais-tu de même avec les gens que tu sauves?Regardes-tu leur cœur pour savoir si tu fais bien de les sauver ? Si tu dois choisir entre deux personnes à sauver comment peux-tu savoir celle qui est le plus juste à sauver ?
-…
-Tu as l'air d'avoir entendu mes paroles, je ne puis en demander plus. La prochaine porte t'es ouverte. »

Ce n'est pas une porte ouverte mais bien une bonne dizaine. Toutes les portes semblent identiques à première vue. Korigan s'arrête et les scrute l'une après l'autre avec attention. De léger détails permettent de les différencier, en plus au toucher elles ne produisent pas les mêmes sensations. Cela ne fait que prouver qu'elles sont différentes mais ça ne l'aide pas dans son choix. Il se retourne pour demander un conseil ou une piste à l'homme-bête mais celui-ci l'observe déjà. Son regard répondant par le silence à ses questions, Korigan se retourne et cherche un moyen de choisir la bonne porte. Les heures passent lentement. Il n'a ni faim ni froid mais il est frustré. Il y a de nombreux détails qui les sépare, il en a noté plus de 20 différences par porte. Mais il n'y a aucun langage, aucun idéogramme d'une sorte ou d'une autre. Il fait appel à la rubiologie mais cela ne l'aide pas davantage il la comprend si peu. Et son pouvoir sur la vie n'est absolument pas adapté à cette situation. Il a même essayé de parler avec ses compagnons mais soit ils ne l'entendent pas soit ils refusent de lui répondre dans un cas comme dans l'autre il se trouve seul pour résoudre ce mystère et malgré le temps qui passe rien ne lui assure qu'il prendra la bonne décision.

Frapper contre les murs ne l'aide pas davantage. Il finit par perdre patience et ouvre la troisième porte et la franchit sans même regarder ce qu'il y a derrière.
« Être Chasseur c'est parfois faire des choix sans qu'on ait suffisamment d'éléments en main pour faire des choix éclairés. » Se fait entendre une voix dans le couloir dans lequel il se retrouve.

Korigan se tait, cela ne sert à rien de s'énerver de toute façon si on avait voulu discuter il y aurait quelqu'un devant lui. Le couloir est sombre. Utilisant ses maigres réserves, il invoque une petite lumière et se met à avancer lentement en marquant ses passages sur le mur. Il tombe plusieurs fois sur des cul-de-sacs mais ses traces étant toujours à leur place il se dit que c'est qu'une question de temps avant de trouver la sortie. Au bout d'un temps indéterminé il finit d'ailleurs par se retrouver devant une large pièce qui se termine par une porte. Le problème étant qu'entre lui et la porte se trouve un animal ressemblant à un centaure à trois pattes qui a une queue acérée comme une épée.

Sa dague contre cette queue si agile, il n'a aucune chance, déduit-il. Il concentre sa lumière en une pointe de chaleur et espère qu'elle sera suffisamment puissante. Il se met à courir vers le monstre, comme s'il espérait le monter à cru. Le monstre est étonné et il ne saisit pas sa chance pour l'attaquer. Korigan met toute l'énergie de ses pierres dans cette attaque qui coupe la queue du monstre. Celui-ci pousse un cri de douleur atroce et roule par terre. Korigan prépare sa dague.

« Que t'ai-je fais pour que tu m'attaques comme cela ? Demande la créature en hurlant.
- Mais… mais …
-Sous prétexte que je ne te ressemble pas je suis une menace ?
-Non, ce n'est pas ça, c'est que …
-Quoi ?!
-Les apparences sont trompeuses et je m'y suis laissé prendre, je suis profondément désolé de t'avoir blessé ainsi.
-Ce n'est pas tes excuses qui vont me permettre d'être entier de nouveau.
-Ça ce n'est pas sûr, laisse moi t'approcher, je ne te ferai pas de mal. »
Après un moment d'hésitation la créature se laisse approché. Korigan saisit la partie coupée dans une main et la maintient contre la plaie cautérisée. Il se concentre et puise dans sa propre énergie ce qu'il faut pour réparer les dégâts qu'il a commis impulsivement.
« Je te remercie de m'avoir mis d'aplomb, mais tu n'auras sûrement pas toujours cette chance jeune Chasseur, n'oublie pas ton passage ici. Chuchote la créature avant d'ouvrir la porte du fond.
-Je n'oublierai pas, je te remercie et m'excuse encore de t'avoir blessé. »

Korigan commence à en avoir marre qu'on lui fasse la moral, en plus si ce sont des épreuves il n'est pas sûr du tout d'en avoir réussi une seule. Cette nouvelle salle ressemble à la première mais au lieu d'une table avec deux chaises et un « homme » il y a plusieurs autels.

Faisant attention où il marche s'imaginant déjà devoir sauter pour éviter des flèches empoisonnées ou tout autre délire que les créateurs de ce test ont pu imaginer. Heureusement, rien de tel ne se déclenche. L'observation des stèles peut commencer. Elles ont toutes des dimensions proches. Quelque chose est inscrit sur chacune d'entre-elles. Il reconnaît cette écriture, il reconnaît les inscriptions. On lui demande de choisir vers lequel il s'incline. Il n'y a pas de porte de sortie, cela semble donc être la fin du test mais comment sortir sans s'agenouiller face à l'un de ces démons ?

Après tout, il est épuisé et se dit qu'une petite sieste lui ferait du bien, c'est ainsi que Korigan s'endort. À son réveil, rien ne semble avoir changer. Il mange, il boit. Et c'est à ce moment là qu'une idée lui vient. Il a pu apporter ce dont il avait besoin (sa nourriture et son eau) pour quoi ne pourrait-il pas invoquer sa stèle de Vie ? La vie était presque absente autour de lui, c'est donc en lui qu'il doit la prendre. Son contrôle est faible, il sent que la plupart de l'énergie le quitte en pur perte mais lentement une stèle d'os minéralisée sort de terre. Cela l'épuise mais il ne peut s'arrêter en court d'effort, il doit terminer. Ça y est il sent qu'elle est prête. Il y appose sa marque avec sa dague et s'effondre à moitié mort d'épuisement contre elle.

Il entend des voix résonnant dans la pièce, il a du mal à comprendre ce qui se dit. Cela ressemble à une dispute entre plusieurs personnes, le ton monte dans les aigus. Korigan cherche du regard d'où peuvent venir ces voix. Il ne perçoit rien sur les murs qui l'entourent. En levant la tête par contre il aperçoit une baie vitrée. Derrière celle-ci une dizaine de personnes sont en train de se disputer. Il essaye d'attirer leur attention en vain. Ils sont tellement occupés à savoir si ce qu'il a fait est acceptable qu'ils ne le voient même plus.
« Je vous signale qu'à moins que quelqu'un ait apporté les stèles, elles ont été amenées ici de la même façon que la mienne, hurle-t-il avec le peut d'énergie qui lui reste, en espérant se faire entendre dans le brouhaha. »
L'argument semble avoir porté, le silence s'impose et la baie vitrée semble descendre le long du mur. Arrivée au sol, une porte s'ouvre et une femme mesurant un mètre soixante, les cheveux brun s'avance vers lui. Elle n'est pas particulièrement belle, mais il y a quelque chose qui attire l'attention, il n'arrive pas à détourner ses yeux de ce regard scrutateur qui le transperce.
« Qu'avez-vous écrit ?
-Que je sers la Vie.
-Et nous que servons-nous ?
-La mort, la destruction, le chaos… vous servez des abominations.
-Les connais-tu ? Connais-tu leurs desseins ?
-Certains l'ont écrit, ce n'est pas un secret !
-Et que vas-tu faire du pouvoir que tu as?Contrer ceux qui ne servent pas la même cause que toi ?
-Je… je veux être Chasseur pour aider les gens.
-Noble cause, mais bien dommage au vu de tes compétences uniques.
-Y a t-il plus noble cause ?
-Si tu veux hiérarchiser les valeurs, libre à toi. Je ne suis pas là pour ça. Il y a de nombreuses façon d'aider les gens. Ce que je veux savoir c'est que vas-tu faire de ta capacité à lire et à écrire le Langage ?
-Je vais continuer à l'enseigner à Salyana.
Après de brèves secondes de silence, la femme reprit :
-Le conseil te met sous observation pour une durée indéterminée. Vous devrez nous faire un rapport complet toutes les semaines. Si vous mentez ou que vous cachiez des informations capitales vous serez rayé de l'ordre et vous perdrez tout vos droits y afférent.
-Est-ce la procédure classique ?
-Non, mais vous êtes beaucoup moins classique que vous ne le pensez. »
La femme fit demi-tour sans lui laisser le temps de prolonger la discussion. Le temps de cligner des yeux il se retrouve devant la porte flou du début.

« Félicitation, tu es des nôtres officiellement maintenant.
-Merci Ysandre mais on ne peut pas dire que j'ai été accueilli à bras ouvert.
-Ne t'en fait pas, c'est juste que tu as un sens de rubiologie trop développé pour ton niveau de compétence et que tu es capable d'écrire une langue que personne ne comprend, forcément ça pousse à se questionner…
-Dit comme ça j'ai l'impression d'être un monstre.
-Une curiosité dirons-nous. Allez viens, on va fêter ça chez nous. »

Ysandre guide Korigan à travers les rues grouillantes de monde jusqu'à un ascenseur en verre se trouvant à la périphérie ouest du palais. L'accès est protégé par un test ADN et par lecture biométrique du positionnement des veines dans la main.
« ça peut sembler beaucoup juste pour arriver chez soi mais on est jamais trop prudent.
-Peur des voleurs ?
-Aussi, oui.
-Si ce n'est pas pour les voleurs, c'est pour se protéger de qui ?
-Appelle ça de la paranoïa si tu veux mais pour se protéger de tout ce qui n'est pas nous.
-D'accord, je n'en saurais pas plus pour le moment. On va pouvoir se détendre quelques jours au moins ?
-Ah ça, c'est le chef qui décide. Il avait l'air plutôt préoccupé je ne viderai pas ma valise à ta place.
-Comme c'est toi qui m'a prêté tout tes vêtements jusqu'à présent.
-Ne joue pas au plus fin, tu as compris ce que je veux dire, non ?
-Oui, oui, c'est juste que tout s'enchaîne super vite et que je ne suis pas sûr de tout comprendre.
-Y a aussi quelques éléments qui m'échappent ce qui est anormal. Je suis inquiet aussi. »
C'est dans cette ambiance que l'ascenseur s'arrête et s'ouvre sur un triplex avec une vue magnifique sur le gouffre séparant la zone du palais avec la zone résidentielle du commun des mortels.

Bouche bée Korigan visite son nouveau lieu d'habitation. Il n'a jamais vu autant de richesse de sa vie. Les bibelots envahissent certaines armoires. Tous semblent être des souvenirs de batailles passées. Accroché aux murs se trouvent plusieurs tableaux dérangeant, ils semblent se modifier en fonction de son point de vue. Ysandre lui montre sa nouvelle chambre. Spacieuse, moderne, salle de bain, la garde de robe est déjà remplie, curieux Korigan se tourne vers son guide pour lui demander des explications, mais celui-ci se contente de lui montrer la plaque sur la porte. Évidemment c'est la chambre de leur ancien allié mort. Au vu des murs, il semblait être très porté sur tous les changements biomécanique et les greffes en tout genre. Pour sa part, ça ne l'intéresse pas plus que ça, il se sent bien comme il est, et puis il se trouve déjà assez spécial comme ça. Son guide l'abandonne pour vaquer à ses propres occupations. Il en profite pour se reposer en prenant un long bain pour se détendre et réfléchir à tout ce qui s'est déroulé ces derniers jours.

Qu'il ait des particularités d'accord mais jusqu'à présent elles ne s'étaient jamais manifestés, pour quoi tout à coup ? Et était-ce réellement un hasard qu'ils tombent sur lui?Ils ne lui ont pas expliqué pour quoi ils allaient dans un bâtiment gibraïde. Et pour quelles raisons les gibraïdes les avaient-ils poursuivi lorsqu'ils ont repoussé « l'arbre au Malheur» ? En attendant de pouvoir obtenir ses réponses de ses compagnons, Korigan utilise l'ordinateur et cherche un journal ou tout autre chose lui permettant d'en apprendre plus sur le groupe qu'il a rejoint. Il ne sait finalement pas grand-chose sur eux si ce n'est qu'ils lui ont changé la vie pour le meilleur et surtout pour le pire. En parcourant les dossiers il s'aperçoit qu'à moins de connaître les différents mots de passes il ne risque pas d'obtenir beaucoup d'informations. Après quelques instants d'hésitations, Korigan dépose une série de pierres semi-précieuses autour de l'ordinateur. Il lie lentement son désir aux pierres qui finissent par lui répondre. L'écran de l'ordinateur affiche une série d'information qu'il se met à lire. Ce n'est pas un journal mais il y a tout un tas d'informations sur les gibraïdes. Selon l'ancien possesseur de l'ordinateur les gibraïdes se sont posés sur différentes planètes non pour s'enrichir ou se développer comme ils le prétendent mais pour un objectif en rapport avec les entités qu'ont y trouve. Jusqu'à présent il est difficile à dire s'ils les aident ou bien s'ils cherchent à s'en débarrasser une fois pour toute. Après tout, personne n'a vu un gibraïde avec les signes d'un contrat, ni entendu parler le Langage, ni même combattre une abomination. Par contre, ils achètent tout ce qui est en rapport avec ça. Ils ont de nombreux artefacts s'y référent. Et d'après l'étude des contrats signés entre les humains et les gibraïdes aucune forme d'échange ne peut se dérouler légalement sans l'accord des deux représentants des races et ce peu importe qu'on soit vendeur de fruits et légumes ou chargé d'inviter des représentants pour un gala.

Heureusement, tout les gibraïdes ne respectent pas les lois. Korigan se dit que c'est peut être le moment pour lui d'aller chercher des informations seul, sans qu'il soit surveillé. Il prévient Ysandre qu'il va se balader et faire quelques courses. Ysandre lui écrit l'adresse et lui assure qu'il pourra prendre l'ascenseur à son retour. Il en profite pour lui donner une part de l'argent qu'ils ont reçu pour avoir assurer le calme à Roxel. Cela lui facilitera sans doute la vie, il accepte avec joie et part explorer davantage la zone du palais. Au bout d'une bonne demi heure à errer dans les rues en tram, la séparation entre les différents quartiers lui apparaît enfin. Par contre, les gibraïdes ne semblent pas côtoyer davantage les humains ici que dans sa ville d'origine. En allant prendre un verre dans un bar, il apprend que tous les gibraïdes n'habitent pas tous dans les coins les plus chers de la capitale mais que certains habitent aussi dans les bas-fonds de la capitale. C'est certes un endroit mal fréquenté mais Korigan se dit qu'il a déjà connu ça et que ça ne peut pas être bien pire. Après tout, tous les bas-fonds se ressemblent et l'argent dans tous les endroits délient toujours les langues. Il me faut juste trouver le bon interlocuteur afin d'en apprendre d'avantage.

Aussitôt dit aussitôt fait, direction les zones résidentielles inférieures, après avoir passé les différentes zones de sécurités, qui cherchent plus à empêcher les gens de renter que de sortir, Korigan arrive enfin dans la zone désirée. Les ascenseurs ne fonctionnent plus depuis longtemps au vu de leur niveau de dégradation. Mais rapidement, il s'aperçoit que les habitants ont trouvé d'autre moyen de descendre ou monter rapidement. Pour les plus aisé évidemment il y a les véhicules volants, d'autres plus courageux ou plus inconscient utilisent de grands oiseaux qu'il n'a encore jamais vu. Quant au reste de la population en plus des escaliers ils utilisent des plate formes tirés par des animaux ou grimpent à la corde.

Korigan commence par prendre un taxi pour descendre d'une centaine d'étage. Le taxi refusa d'aller plus loin même pour une petite fortune. Ce qui le surprend davantage c'est lorsqu'il sort de la voiture. Les bâtiments propres, les routes dégagées, les habitants qui se baladent tranquillement sous les lumières artificiels. Ici, différentes ethnies se côtoient sans heurt apparent. La première source d'information étant les gens c'est d'abord vers un groupe discutant tranquillement à la terrasse d'un café qu'il se dirige. D'abord légèrement réticent la discussion commence réellement lorsqu'il leur offre à boire. Ce qui l'intéresse c'est avant tout de savoir où vivent les gibraïdes parias , après tout se dit-il il doit bien y en avoir comme dans toutes communautés. Rapidement, ils laissent entendre que pour trouver ce qu'il cherche il faut être prêt à risquer sa vie car ceux qui sont repoussés ne le sont pas pour rien. Au bout de vingt minutes à tourner en rond avec des questions sans réelles réponses il leur propose dix mille crédits pour qu'ils lui disent où les trouver. Ils lui indiquent une personne qui soit disant fait du trafic avec eux.

Il suit donc cette piste. Le quartier n'est clairement plus le même remarque-t-il en voyant les poubelles non vidées, les tags en trois dimensions le prévenant qu'il n'est pas le bienvenu sur ce territoire. Mais à cette heure-ci pourquoi s'inquiéter ?insiste-t-il Le plan que les habitants lui ont fournis a au moins le mérite de représenter les rues mais arrivé à l'endroit où le trouver il n'y a personne. Korigan décide donc de frapper aux portes et de demander s'ils n'ont pas vu ce transporteur malheureusement ici les gens semblent nettement moins coopératif, pas une porte ne s'est ouverte. Persistant, Korigan décide d'attendre à un bar en indiquant au tenancier qui il veut rencontrer. Au bout de trois bonnes heures d'attente, sa patience finit tout de même par céder. C'est à ce moment là qu'un frisson le parcourt.

« -Tu dois partir ! Hurla la voix de Salyana dans sa tête.
-Qu'est-ce que tu racontes ? je suis dans un café je ne risque rien.
-Je ne sais pas ce que tu fais si bas mais tu ne maîtrise pas suffisamment la rubiologie pour te balader là-bas. Tu ne t'en rends pas compte mais tu pulses de l'énergie en tout sens en permanence, c'est aussi comme ça qu'on t'a remarqué. Bref, tu attires l'attention en criant à ceux qui s'y connaissent que tu es un débutant. Maintenant que je me suis expliquée, tu veux bien quitter ce quartier ?
-Ok, ok… Ah, il semble que j'ai trouvé la personne que je recherche et par la même occasion d'autres que tu voulais me faire éviter je crois… en tout cas au vu de leur accoutrement et des pierres chargées qui brillent dans leurs mains…
-Essaye de gagner du temps… j'arrive, soupire-t-elle mentalement. »

Korigan décide de lever ses mains et de montrer qu'elles sont vides et il les repose lentement sur la table sans oublier d'inviter les nouveaux venus à s'asseoir à sa table. Les deux mages restent en retrait, seul un homme avec un léger embonpoint s'assoit.
« Enchanté, je me présente Wosalimbraseqdu, appelez moi Wosa comme tout le monde.
-Enchanté, je suis Korigan, je pense que c'est vous que je recherche.
-C'est toujours moi qu'on recherche. Je peux tout fournir.
-Tout ce que je cherche c'est un moyen de descendre pour rencontrer quelques gilbraïdes.
-Hmm… Si vous souhaitez des informations je suis persuadé que je peux vous les fournir.
-J'en doute, c'est des questions très spécifiques sur la façon de vivre des gibraïdes sur leur planète d'origine.
-Pourquoi ne vous contentez pas des gibraïdes à la surface ?
-Ils refusent de répondre, en tout cas ils cachent bien trop d'informations, j'espère pouvoir trouver un terrain d'entente avec ceux qui ont été rejetés par leur communauté.
-Je pense que vous ne savez pas où vous mettez les pieds. C'est se tromper de penser qu'ils ont été rejetés, c'est eux qui ont décidé d'aller là où ils sont. Ils n'ont pas très bonne réputation non plus, moi-même je réfléchis à deux fois avant de faire du commerce avec eux.
-J'entends bien ce que vous me dites mais je me permets d'insister monsieur Wosa.
-Est-ce en rapport avec votre magie que vous souhaitez les rencontrer ? Si vous cherchez un maître, je peux vous conseiller de biens meilleures adresses, bien moins dangereuse et qui vous rapporteront davantage.
-Non, c'est pour mon étude que je souhaite les rencontrer.
-Si vous ne veniez pas de vous enregistrer chez les Chasseurs peut-être aurais-je pu croire à votre histoire mais dans le cas présent ça me paraît difficile. Dites-moi pour quoi vous voulez les rencontrer et si votre réponse me plaît on pourra sûrement trouver un terrain d'entente.
-Bien, bien… ce n'est pas pour savoir comment ils vivent sur leur planète mais en rapport avec leur raison de venir sur les nôtres.
-Un Chasseur en quête de vérité et bien si je m'attendais à ça… Pour une somme convenable, je peux trouver un guide.
- 20 ?
-50
-Je n'ai que 35 sur moi, la descente jusqu'ici m'a coûté plus que prévu.
-C'est ça de voyager comme un touriste, allez va pour 35.
Korigan se trouve coincé, que dire d'autre pour gagner du temps ?Wosa n'a pas l'air d'être un homme qu'on peut faire attendre ni jouer avec. Il lui offre donc le contenu de son compte. Et se lève sous l'injonction d'un des rubiologues qui garde l'entrée.

Korigan essaye d'entamer la conversation avec son guide mais celui-ci ne desserre pas les lèvres. Il avance de façon discrète n'hésitant pas une seconde sur le trajet à employé mais il est clair que seul il ne rentrera pas. Ce coin est un réel labyrinthe, les bâtiments détruit et reconstruit les uns sur les autres. Il sent Salyana se rapprocher ce qui lui permet de garder le morale jusqu'à ce qu'ils arrivent devant l'entrée d'un ancien ascenseur. Le guide lui montre comment s'attacher et le pousse sans ménagement puis le suivit. La descente parut durer des minutes entières, sa vie lui passa plusieurs fois devant ses yeux, sa vitesse ne semblait que croître au fur et à mesure et le sol ne semblait pas se rapprocher seul le noir semblait le happer davantage chaque seconde. Il sut qu'il se rapprochait lorsqu'il sentit son esprit se faire broyer par un nombre indéterminé de rubiologues. L'attaque faillit le faire tomber dans les pommes, heureusement, Salyana lui a appris les bases pour se défendre d'une telle forme d'attaque. Se concentrant il dresse un mur psychique le protégeant du mieux qu'il pût.

Tout à coup le sol, à peine le temps de s'inquiéter que son guide fait appel à son pouvoir et le fait atterrir en douceur. Le cœur de Korigan bat la chamade, il s'en est fallut de peu. Le temps de se retourner pour remercier son guide que celui-ci lui indique une direction et repart dans le sens inverse comme propulsé par des réacteurs.Bon maintenant que j'y suis autant aller jusqu'au bout,non ? Il essaye tout de même de prévenir Salyana mais le contact est coupé, il est seul dans ce lieu qu'il commence à observer. Le sol n'est pas entretenu, il semble faire des vaguelettes, l'odeur âcre lui pique les yeux, il a l'impression que l'air est compacte, il l'a sent glissé sous ses doigts. Pas moyen de savoir d'où vient la lumière. Prenant son courage à deux mains, Korigan avance dans la direction éclairée que lui a montré son guide.


emem
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Re: On m'a demandé poster (bis)

Message par emem le Mer 1 Mar - 23:09:33

Chapitre 4 : rencontre ?

Le sol est propre. Presque trop, comme s'il venait d'être lavé et que pas le moindre grain de poussière ne subsiste. Il n'y a rien à part des murs, pas la moindre porte. Et bien sûr, le gouffre sur le côté. Korrigan marche avec prudence, tout semble onduler, même son corps. Il n'est pas en transe, c'est même l'inverse, il est en hyper-conscience. Il perçoit la vie partout autour de lui. Mais tout est malsain, vicié. Et, il sent qu'il doit avancer, aucun retour n'est possible, enfin à moins de lutter contre quelque chose qu'il ne comprend pas.

Il avance, lentement, il attend que son instinct lui dise d'avancer. La lumière reste à une distance constante. Le temps semble s'écouler différemment, tout semble au ralenti. Il continue à marcher sur ce sol nu avec ce guide qui ne mène nulle part.

« Que désire-tu Korrigan ?
-…
-Tu viens à moi avec une question, mais elle n'est pas suffisamment clair pour que je puisse la lire.
-Quel est le lien entre les gibraïdes et les stèles ?
-Tu ne sais rien contre une information de cette valeur, enfin rien que tu n'es prêt à offrir.
-Demandez, peut être serez vous surpris.
-Ton lien avec la Vie.
-…
-Ne te l'avais-je pas dit?ricana la voix dans sa tête.
-Que souhaitez-vous savoir ou acquérir, peut être pourrais-je vous le fournir ?
-Si tes amis n'étaient pas en chemin, je n'aurai pas cette conversation avec toi, sache le. Ceci étant dit, ton offre est intéressante.
-Alors ?
-Je te recontacterai. »

Korrigan tourne la tête pour voir où il se trouve. Il n'a pas parcouru plus de trois mètres. Perplexe il essaye de contacter Salyana mentalement. Le lien se fait directement. Elle n'est qu'à 300m. Puis, juste à côté. Il est étonné mais essaye de le cacher. La rubiologie est nouveau mais il doit s'y faire, accepter que l'étrange fait désormais parti de son quotidien, comme cette conversation qu'il vient d'avoir.

Elle est venue seule mais son aura est différente qu'habituellement. Même face à « l'arbre » elle ne pulsait pas autant d'énergie. Korrigan se sent tout petit, toute son énergie ne lui sert qu'à apparaître maître de la situation. Il n'entend même pas ce qu'elle lui dit, à peine perçoit-il son mécontentement. Au bout de plusieurs minutes, Salyana finit par cligner des yeux et semble dubitative. Après un bref instant de réflexion, elle éclate de rire. Mais rien dans son aura ne change, Korrigan reste figé, incapable du moindre mouvement, sa peur est devenue terreur, il n'a qu'une seule envie sauter dans le gouffre mais il sait qu'il n'aura pas le temps de l'atteindre avant qu'elle ne lui inflige les pires tourments qu'il peut imaginer et même bien pire…

Salyana lève son bras lentement comme essayant de ne pas l'inquiéter. Mais, il est déjà trop tard. Korrigan se rue vers le gouffre. Il s'y attendait mais le désespoir le submerge. Une énergie l'empêche de sauter. Elle se glisse autour de lui et l'enserre lentement, presque avec tendresse où pulse une énergie pouvant le broyer. Toute résistance est inutile, il sait que sa vie va se terminer. Les pires images et sensations lui passent en tête et il finit par perdre connaissance.

La première sensation, qui vînt, fût celle de la chaleur. La deuxième, celle d'un drap soyeux sous ses doigts, puis celle d'un spiritueux puissant lui emplissant la bouche et son nez. Un sentiment de libération et de joie l'envahit. Korrigan se redresse et voit Salyana qui redresse le verre avant de le renverser complètement sur lui, elle sourit. Après un bref instant de panique, il se calme.

« Désolée de t'avoir fichu la trouille mais je ne vais là-bas en mode promenade comme toi…
-C'est ce que je suis en train de me dire.
-Je ne vais pas refaire le speech que je t'ai fait tout à l'heure, vu que je suis calmée, mais j'espère que la terreur que tu as ressenti te servira de leçon. La prochaine fois que tu as l'idée de partir tout seul dans un endroit inconnu prévient quelqu'un...
-En même temps, je suis balancé dans une histoire qui me dépasse complètement, avec des gens qui ont, certes l'air sympa avec moi, mais dont je ne connais ni le passé, ni les motivations, ni leurs buts. Je ne parle même pas de cette ville, dont j'ai certes sous estimé la dangerosité, qui semble au moins aussi dangereuse que l'extérieur, que je ne connais pas plus et…
-STOP !
-…
-Une question à la fois, c'est plus facile pour répondre. De plus, ce n'est pas forcément qu'on cherche à te cacher des choses mais tout simplement que nous ne pensons pas à t'expliquer ce qui pour nous est naturel. Il est vrai que nous avons tout de même nos secrets mais tu as aussi les tiens. Cette balade ce n'était pas pour visiter la ville…
-Ces derniers jours, j'ai appris plein de choses, j'ai plus de questions que peut en contenir la mémoire de cette ordinateur. Cependant, lorsque les chasseurs gibraïdes nous ont pris en chasse pas un n'a voulu parler de ce qui s'est déroulé, ni même pourquoi. Je me doute bien que ça cache une histoire intéressante liée aux stèles, qui semble aussi intéresser la « direction » des Chasseurs. Bref, j'ai voulu en apprendre plus par moi-même.
-Nous n'en parlons pas tout simplement car nous n'avons rien à dire. Nous ne savons pas pourquoi, ni s'ils nous pistent à chaque sortie, ou si ils surveillaient cette stèle, … »

Après l'avoir guider jusqu'à l'entrée de la salle de test, Mélanis se dirige vers le C.A.B.(centre d'améliorations biologique) de la capitale. La cellule de téléportation la plus proche lui demande la modique somme de 3000 crédits. Il paye, la technologie c'est bien, mais bien trop lent. D'autant plus que les modifications faites à son bras gauche lui causent d'intenses douleurs depuis le dernier combat. Il n'a même pas franchi le seuil que déjà le « médecin »l'attend dans bureau. L'hologramme renforcé par la magie le reconnaît comme il se doit et s'adresse à lui de façon efficace. Au bout de 30 secondes de monosyllabes, Mélanis s'allonge sur la table. L'hologramme commence son travail et s'arrête après l'avoir frôlé.
« Quoi ?
-Corps inconnu.
-Spécialiste ?
-Non homologué.
-Piste ?
-Charlatan ou mythe.
-Danger ?
-Certainement.
-Temps ?
-Suivi »

Mélanis se lève et profite d'être dans la cité pour appeler sa connaissance au centre de recherche magique et biotechnologique. Après avoir passé les banalités d'usages et exposé son problème, son interlocuteur lui demande plusieurs échantillons qu'il peut laisser dans la salle d'examen, lui certifiant qu'il aura rapidement de ses nouvelles.

Cela étant fait, Mélanis n'est pas pour autant rassuré. Ne pas avoir de contrôle sur son corps n'est pas une sensation appréciable quand de lui dépend sa vie et celles de ceux qui lui sont proche. Si seulement nous avions trouvé Korrigan plus tôt, peut-être que… d'ailleurs allons l'observer, peut-être en apprendrais-je davantage sur ce qu'il sait.

Comme tout Chasseur, il a accès aux salles d'observations des soit disant épreuves. Qui ne sont qu'au final, un bilan pseudo psychologique pour s'assurer que les droits acquis ne sont pas donnés à des personnes qui risqueraient de nuire à la société et accessoirement de placer quelques outils d'observations pour suivre le moindre fait et geste du débutant potentiellement dangereux. Korrigan est dans les normes acceptables. Rien d'extraordinaire. D'une naïveté déconcertante, ajoute-t-il en son for intérieur, mais ça ne fait que quelques jours. Par contre, lorsque Korrigan invoque sa propre stèle, son bras gauche lui inflige une douleur des plus cinglante. Il complète le rapport des capteurs qui lui ont été apposé. Dans ces conditions, de nouvelles pistes apparaissent. Ysandre, Salyana et bien sûr, Korrigan. Le problème des deux premiers, c'est qu'il est difficile de savoir ce qu'ils savent et le dernier, c'est qu'il n'a pas la moindre idée de quoi il est capable et pas non plus du pour quoi. Mélanis veut , tout de même, y voir une source potentiel d'améliorations.

Quant à Olanis, ses pas l'ont plutôt guidé vers son repaire, comme il aime à l'appeler.

emem
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