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Les cultes du Cerf et différentes mentions

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Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 13:33:31

Un sujet pour recenser les différents cultes du cerf
Sources pas forcément fiables.


http://www.academia.edu/8315523/Les_cerfs_imm%C3%A9moriaux._Notice_sur_les_cultes_pr%C3%A9historiques_du_cerf_en_Eurasie

La mythologie celtique de Cernunnos ne s’est pas faite à partir de rien. De nombreux monuments montrent que le cerf et ses bois ont inspiré les rituels funéraires et les idées religieuses dès le Paléolithique. On peut donc se demander s’il existe un rapport entre les deux, voire une filiation. Le relevé forcément lacunaire des représentations préhistoriques permet d’entrevoir un fond mythique archaïque mettant en scène le cerf (et ses cousins porteurs de bois, rennes, daims ou élans) auquel la religion celte était forcément confrontée.


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 13:42:42


https://books.google.fr/books?id=sRwNAQAAIAAJ&pg=PA61&lpg=PA61&dq=c#v=onepage&q=c&f=false

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Vive le Sam 4 Mar - 17:23:51

Diade et hypostases .
Anatolie proto hittique
Pays de hatti
-------------

Je vais faire un lexique. ( tu es admin pour plus de latitude)
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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 17:42:14

Le Cerf Merveilleux (Csodaszarvas en hongrois)

Le cerf merveilleux est l'animal mythique des Hongroi. Deux jeunes princes, nommés Hunor et Magor, se lancent à la poursuite de l'animal. Ils le pourchassent pendant plusieurs jours sans fin. Puis soudain, il disparaît. Hunor et Magor se trouvent en Levedia et y découvrent deux filles d'une beauté éblouissante, deux princesses. Elles deviennent les épouses de Hunor et de Magor. Les descendants de Hunor sont les Huns, les descendants de Magor sont les Hongrois.

http://comenius.twiiik.com/page-223.html



edit: Je viens de voir ton message.
Si j'ai le temps je verrai si je peux organiser la section pour les mythes, mais pas certain (un domaine qui me dépasse un peu)
Merci en tous cas
@vlv quelques vidéos ici:

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Vive le Sam 4 Mar - 18:25:46

Tu as une carte de la Mésopotamie ? Stp ? Ha il a pense à tout! Géniale cette vidéo.
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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 19:13:18

@vlv:
Oui, je l'avais bien aimé pour ça. Va d'ailleurs falloir que je le réécoute

Le cerf, à l'origine du carnaval:




https://books.google.fr/books?id=75pwAwAAQBAJ&pg=PA64&lpg=PA64&dq


Arriège - grotte des trois frères

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 19:30:45

Chez les nordiques




https://krapooarboricole.wordpress.com/2008/05/16/yggrasil/
Quatre cerfs courent dans les branches et en mangent les boutons. C’est là, pour le monde, une troisième cause de mort, qui réside dans l’atmosphère, et vient s’ajouter aux vers de la terre et au serpent de l’enfer. Les noms de ces cerfs font allusion à la courte durée des choses visibles ; leur chiffre, à celui des quatre points cardinaux. Le cerf, nous le savons, est un animal typhonien, qui marque ici sans doute les ouragans et les tempêtes, avec les gelées qui détruisent au printemps les fleurs des arbres.
Un cinquième cerf, Eikthyrnir, se nourrit des feuilles de la cime. De son bois tombent tant de gouttes d’eau qu’elles alimentent les fleuves de l’enfer. Emblème de la constante circulation des eaux qui s’élèvent en vapeurs des entrailles de la terre, et retombent en pluie sur le sol.


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 20:20:51

Mexique:
Le cerf chez les anciens P’urhépecha du Michoacan (Mexique) : guerre, chasse et sacrifice. L’étude de la place des cervidés dans la Relation du Michoacan et dans les vestiges archéologiques permet de montrer l’importance de cet animal dans la mythologie des anciens P’urhépecha (Tarasques) du Michoacan. Le cerf de cette région (Odocoileus virginianus) a tenu une place importante dans les rites, sa capture pouvant être assimilée à une guerre débouchant sur des pratiques sacrificielles. Associé dans la mythologie tarasque au soleil, au moment où celui-ci se régénère pour surgir à l’Orient, le cerf a aussi joué un rôle particulier pour l’élite au pouvoir au xvie siècle, puisqu’il avait été pris comme animal emblématique par le groupe guerrier dominant.
https://jsa.revues.org/10583


http://www.persee.fr/doc/jsa_0037-9174_1991_num_77_1_1371


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 20:31:14



Pashupati (पशुपति) désigne dans l'hindouisme le dieu Shiva, sous la forme du "Maître des créatures" ou du "Maître du troupeau". Il est une des formes les plus anciennes de Shiva


Les cinq faces de Pashupatinath représentent diverses incarnations de Shiva; Sadyojata (également connu sous le nom Barun), Vamdeva (aussi connu comme Uma Maheswara), Tatpurusha, Aghor & Ishana. Ils font respectivement face à l'Ouest, au Nord, à l'Est, au Sud et au Zenith, et représentent les cinq éléments primaires de l'hindouisme, à savoir la terre, l'eau, l'air, la lumière et l'éther.
Puranas décrire ces visages de Shiva comme
" Sadyojata, Vamdeva, Tatpurusha et Aghora sont les quatre visages,
Le cinquième est Ishana, inconnaissable même aux voyants
https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Pashupati&prev=search

edit:
prajapati:
Prajapati (sanskrit IAST : prajāpati ; devanagari : प्रजापति ; « Père ou Seigneur des créatures ; démiurge, géniteur »), dans la mythologie hindoue, est le mot qui qualifie généralement le dieu créateur, père des devas, les dieux, et des asuras, les démons. C'est l'un des dix géniteurs, esprits issus de Brahmā (ou créés par Manu-Svāyaṃbhuva) pour peupler le monde. Il commit l'inceste primordial avec sa fille Uṣas « la Brillante », personnifiant l'Aurore1.

Dès l'époque des hymnes védiques, il est fait allusion à l'Oeuf d'Or cosmique flottant sur les eaux du chaos originel, et d'où naquit la divinité première en tant que créatrice ou ordonnatrice du monde. Cette analogie avec la gestation est plus explicite encore dans plusieurs mythes dont le plus connu a trait à Prajapati, seigneur des Créatures. Engendrant les êtres divins par le seul pouvoir de son ascèse, Prajapati éprouva cependant une attirance incestueuse envers l'Aurore, sa fille. Terrifiée, humiliée, l'Aurore se changea alors en biche, tandis que Prajapati, aussitôt transformé en cerf, laissa, dans sa poursuite, sa semence échapper sur la Terre, donnant ainsi naissance aux premiers hommes. Une autre version de ce mythe affirme que Prajapati, adoptant successivement chaque forme animale, s'unit charnellement, de fait, à l'Aurore, procréant ainsi "tous les couples, jusqu'aux fourmis
https://mythologica.fr/hindou/creation.htm


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 20:39:44

Le qilin, qílín, kilin, kirin ou kỳ lân est un animal composite fabuleux issu de la mythologie chinoise possédant plusieurs apparences. Il tient généralement un peu du cerf et du cheval, possède un pelage, des écailles ou les deux, et une paire de cornes ou une corne unique semblable à celle du cerf. Créature cosmogonique et roi des animaux à pelage, il ne réside que dans les endroits paisibles ou au voisinage d’un sage, en découvrir un est toujours un bon présage. On lui prête aussi le pouvoir d'amener un fils talentueux qui fera de grandes choses. Il apparait dans les textes (mais pas toujours dans les représentations) avec une corne unique, et il est souvent appelé licorne dans les langues occidentales.

Le qilin est aussi un symbole de justice ancien, et se substituait peut-être à un bélier. L'emblème des justiciers était un cerf à corne unique, peint dans les tribunaux sous la dynastie Han. L'écriture chinoise de ce qilin est toutefois légèrement différente puisqu'il contient la clé de la corne. Quand règne un souverain dont les châtiments sont justes, le qilin naît dans la cour du palais et châtie ceux qui ne sont pas droits


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 20:43:37

Au Japon et en Chine le cerf est un animal particulièrement important dans la symbolique bouddhiste où le cerf d’or est une manifestation du Bouddha libéré. Dans le shintoïsme japonais, le cerf est la monture et le messager des dieux et est lui-même considéré comme un être divin. Selon la légende, le dieu Takemikazuchi no kami est arrivé à Nara sur le dos d’un cerf blanc. Depuis, des milliers de cerfs déambulent en liberté dans les parcs et les temples de l’ancienne capitale impériale.

http://www.mingei-arts-gallery.com/fr/shika/


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Sam 4 Mar - 21:10:34

Une pierre à cerf (ou pierre de cerf) est un type de mégalithe rencontré dans le nord de la Mongolie et Sibérie. Leur appellation provient de leurs gravures de cerfs représentés en train de voler.

Datant de la fin du IIe et du début du Ier millénaires avant Jésus-Christ, la région compte environ 800 pierres à cerfs. Leur signification est encore mal connue.

image:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_%C3%A0_cerf

Tengrisme:

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Vive le Sam 4 Mar - 23:12:52

Merci mille fois gone pour ce magnifique fil.
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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Dim 5 Mar - 9:18:21


Merci à toi pour la catégorie mythes, je m'amuse



http://www.ac-grenoble.fr/college/le-semnoz.seynod/cahier_de_textes/fichiers_joints/12886_5.3.1complaintedelab.3.1complaintedelablanchebiche.pdf

La chanson aborde le thème de la métamorphose animale et magique
Une chanson traditionnelle est une chanson qui est fortement liée à un folklore, à une culture, voire à unezone géographique. Elle est généralement chantée de génération en génération.Elle se transmet oralement C'est une musique populaire

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Dim 5 Mar - 9:32:07

Légende de saint Hubert:
Depuis le XVe siècle on dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu'il en oubliait ses devoirs. La légende rapporte qu'il n'avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n'ayant trouvé personne pour l'accompagner, était parti chasser sans aucune compagnie. À cette occasion, il se trouva face à un cerf extraordinaire. En effet, celui-ci était blanc et portait une croix lumineuse au milieu de ses bois.

Hubert se mit à pourchasser le cerf mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l'animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert en ces termes :

« Hubert ! Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? »

Hubert, saisi d'effroi, se jeta à terre et humblement, il interrogea la vision :

« Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? »

La voix reprit :

« Va donc auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu'il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. »

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme :

« Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. »
« Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. »
« Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous ! »

"Selon toute vraisemblance, le culte de saint Hubert s'inscrit dans la continuité de légendes pré-chrétiennes."


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Dim 5 Mar - 9:40:20

Herne le chasseur


Sometime a keeper here in Windsor Forest,
Doth all the winter-time, at still midnight,
Walk round about an oak, with great ragg'd horns;
And there he blasts the tree, and takes the cattle,
And makes milch-kine yield blood, and shakes a chain
In a most hideous and dreadful manner.
You have heard of such a spirit, and well you know
The superstitious idle-headed eld
Receiv'd, and did deliver to our age,
This tale of Herne the Hunter for a truth.

— William Shakespeare, The Merry Wives of Windsor


origine possible:
Dans son livre de 1929 L'histoire du diable - Le Dieu corné de l'Ouest Herne R. Love Thompson suggère que «Herne» ainsi que d'autres chasseurs sauvages dans le folklore européen dérivent tous de la même source ancienne, en citant que «Herne» peut être Un cognat du nom de la divinité gauloise Cernunnos de la même manière que le «corne» anglais est un apparenté du latin «cornu» (voir la Loi de Grimm pour plus de détails sur ce trait linguistique) expliquant que «Comme le cornu latin change en corne Ainsi Cerne pourrait changer en Herne. Et en ajoutant: «En tout cas, le lecteur peut également être prêt à reconnaître Cernunnos et le magicien plus âgé, qui émergent comme le chasseur sauvage.Je suppose que ces deux formes ont été dérivés du même ancêtre paléolithique et peut, en effet, être considéré comme Deux aspects d'une figure centrale, nous aideront à comprendre l'identification d'Herlechin et de Herne, que je prendrai comme l'exemple le plus familier du chasseur. [4] Certains Neopaïens modernes tels que les Wiccans acceptent l'équation de Lowe Thompson de Herne avec Cernunnos (qu'ils se relient plus loin au dieu gréco-romain Pan ). [5] Herne est cependant une figure localisée, non trouvée à l'extérieur de Berkshire et les régions des comtés environnants dans lesquels la forêt de Windsor a écarté une fois. Des preuves claires pour le culte de Cernunnos ont cependant été récupérées seulement sur le continent européen, et non pas en Grande-Bretagne. [6] "Herne" pourrait être dérivé finalement de la même racine indo-européenne, * ker-n-, signifiant l'os ou corne d'où dérive "Cernunnos". [7] Cependant une source plus directe peut être le hyrne anglais ancien , signifiant «corne» ou «coin», [8] [9] [10] qui est incompatible avec la théorie de Cernunnos.
https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Herne_the_Hunter&prev=search

Nemed et le peuple cerf:
Dans la mythologie celtique de tradition insulaire, Nemed (dont le nom signifie 'sanctuaire', 'lieu consacré' cf. nemeton, ainsi que 'privilège') est le chef du peuple inhumain qui porte son nom, les Nemediens, parfois nommé « le peuple-cerf ». Dans l’histoire mythique de l'Irlande, telle qu’elle nous est racontée dans le Lebor Gabála Érenn (le Livres des conquêtes d'Irlande), leur occupation de l'île se situe entre celle des Partholoniens et celle des Fir Bolg. Après une période de paix, ils doivent résister aux Fomoires qui tentent de reconquérir l’île, les rois fomoires Gann et Sengann sont battus, mais les ennemis parviennent à s’imposer. Les Nemediens doivent leur payer tribut chaque année. Après une dernière révolte, ils doivent fuir dans la province de Munster. Nemed est le fils d’Agnoman et le neveu de Tuan Mac Cairill ; il est le père de Iarbonel le Devin, de Anniend et de Fergus-au-côté-Rouge.

Son nom est à rapprocher du nom des sanctuaires celtes : les Nemeton.


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Dim 5 Mar - 9:54:07

On ne distingue guère de séparation entre le costume rituel et le corps de l’homme. La couronne de fer en forme de ramure, ornement rituel bien connu en Sibérie, est remplacée par de véritables bois de cervidé. Cette gravure nous montre une manière particulière de devenir un animal : les mains ont laissé la place à des pattes, les caractères humains sont remplacés par des caractères animaux.



texte - suite:
4Au premier plan de la gravure, deux chiens regardent le chamane, l’un aboyant, l’autre circonspect. La fonction du premier chien est sans doute de nous montrer la réussite de l’impression d’animalité produite par le chamane. Si ce chien est excité, c’est qu’il prend réellement le chamane pour une bête sauvage qui aurait pénétré au beau milieu du territoire domestique, le campement. Son illusion souligne la perfection de la représentation, à l’instar des pigeons de la légende qui venaient picorer les grains de raisin de Zeuxis.
La description d’Idès nous donnait pourtant une vision légèrement différente : les deux griffes étaient superposées aux mains du chamane et en aucun cas elles ne pouvaient les cacher. Autrement dit, animalité et humanité coexistaient sans se remplacer l’une l’autre. Quant aux « cornes » de fer, elles formaient une ramure forgée souvent présente sur les coiffes des grands chamanes sibériens. Impossible de prendre un tel insigne rituel pour une ramure réelle. Il arrivait certes aux Toungouses de porter de vraies têtes de cervidés, mais ces coiffes profanes étaient les bonnets ordinaires des chasseurs l’hiver
Ainsi peut-on déjà discerner en première approximation un contraste entre une manière occidentale et une manière sibérienne de représenter le devenir-animal. La métamorphose occidentale, telle que la gravure la fait deviner, paraît être une hybridation progressive, par laquelle une nature animale remplace une nature humaine. Pour qu’un être soit à la fois animal et homme, il faut qu’il ne soit que partiellement l’un et l’autre. En Sibérie, il s’agit plutôt d’une superposition plus ou moins complète de couches d’identité. La métamorphose occidentale obéit à une contrainte forte, celle de préserver l’unité d’un corps simple. La métamorphose sibérienne paraît s’appuyer au contraire sur une démultiplication de la personne dans des corps superposés.
https://imagesrevues.revues.org/388

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Dim 5 Mar - 10:06:32


Cerf christ

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Dim 5 Mar - 12:12:59

Le cerf d'eustache:

https://books.google.fr/books?id=IL4XCwAAQBAJ&pg=PA27&lpg=PA27&dq=#v=onepage&q&f=false


Saint Eustache et le cerf, XVe s


Général romain amateur de chasse, Placidus se convertit au christianisme et prend le nom d'Eustache après avoir vu apparaître une croix entre les bois d'un cerf. Persécutés, Eustache et sa famille seront placés dans un taureau d'airain au-dessus d'un feu. Ils demeureront inébranlables dans leur foi et seront finalement sauvés par miracle
http://lesaintsepulcre.forums-actifs.com/t2527-le-cerf


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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Dim 5 Mar - 12:27:03

Bien possible qu'il tripe sévère, mais je le mets quand même:


http://jfbradu.free.fr/celtes/les-celtes/cadre-mythologie.php3

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Vive le Dim 5 Mar - 14:28:30

Ha et le doc sur la Mésopotamie était tres bien. Clair interactif. Je vais allumer mon ordi pour lire la suite. Juste un truc : comment irrigaient ils?
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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Lun 6 Mar - 9:47:26

Il n'en parle pas ? Je ne l'ai pas encore revu.
Sinon y'a ça :
https://www.herodote.net/Neolithique-synthese-165.php
L'hydraulique dans l'antiquité (ça ne parle pas que de l'antiquité)

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Lun 6 Mar - 12:02:05


D'après le dieu cornu au Cerf, chaudron en métal de Gundestrup, Ier siècle av jc, art celte, Danemark

http://cernunnos.over-blog.com/page-428689.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dieu_cornu
https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Dieu_cornu
http://polymathe.over-blog.com/article-a-la-poursuite-du-dieu-cerf-de-la-prehis-87383852.html





https://www.kanpai.fr/culture-japonaise/princesse-mononoke-analyse
http://hayao-miyazaki.wifeo.com/la-spiritualite.php

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Lun 6 Mar - 12:37:35

Merci Uccen, je vais lire.

J'ai lu que chez certains amérindien, l'arbre du monde naissait sur la tête du cerf.
Je n'ai pas réussi à trouver d'infos.

edit: puis je ne sais pas si il y aurait un équivalent là où il n'y a pas beaucoup de cerfs (?)
Niveau taureau ? Ce serait comparable le taureau ?
M'enfin difficile de me suivre parce que je délire un peu, je cherche celui qui inspire les carnavals

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Lun 6 Mar - 12:53:59

Pas trouvé non plus à part dans le wiki sur Cerf dans la culture où tu l'as sans doute lu.

Cette identité se retrouve dans le mythe de la naissance du peyotl : le Jikuri (ou Hicouri ou Hikuri), c'est-à-dire le peyotl, naquit de la chute des cornes de Paritzika, le Dieu-Cerf (le Grand Chasseur), qui lui-même naquit dans le bol sacré du Maïs. La tradition fait aussi de Paritzika le Grand Chaman (Mara'akame) ce qui signifie que le culte du peyotl est de nature chamanique.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Peyotl#Huichol




(rien à voir mais rigolo http://rencontres.lemondeprecolombien.com/index_16.htm)

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Lun 6 Mar - 13:21:29

Nous n’avons jamais vu pratiquer nulle part la chasse au cerf comme chez les Indiens. Ils s’introduisent dans la peau des cerfs les plus grands qu’ils ont pu tuer, de manière à ce que leur tête soit logée dans celle de l’animal. Les trous des yeux leurs permettent de regarder comme à travers un masque. Ainsi affublés, ils s’approchent le plus possible des cerfs sans crainte. Auparavant ils avaient observé le moment où les animaux viennent s’abreuver dans la rivière. L’arc et les flèches à la main, il leur est facile de viser les cerfs, très nombreux en ce pays. Néanmoins, ils se garnissent le bras gauche d’écorce d’arbre pour éviter d’être blessé par la corde de l’arc, instruits qu’ils sont par l’expérience. Ils ont appris à apprêter d’une manière merveilleuse les peaux de cerfs, qu’ils dépouillent à l’aide d’un coquillage. A mon avis, personne en Europe ne pourrait rivaliser avec eux sous ce rapport.
Haha ^^

Ben je fais un lien, mais je mélange un peu tout et je me hasarde aussi
Je pensais qu'il y avait un lien de la religion avec certaines anciennes pratiques de chasse.
Qu'un culte serait né de là, où il s'agit de se masquer, de prendre l'apparence de la bête, en faisant du bruit.
Enfin c'est quelque chose qu'on semble retrouver en début de cycle annuel, je crois.
Mais des fois les gens se costumaient en vieilles Suspect Je l'ai noté parce que Cernunnos est parfois qualifié d'androgyne, et donc ça m'invite à faire d'autres liens suspects.
Mais faut que je me calme et reprenne mes esprits  Laughing
Puis après je reprendrai mes sources qui se mélangent, je ne sais plus ce que j'ai lu où diantre

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Lun 6 Mar - 13:44:14

La vieille première mère du monde, sacrée et détestée, ambivalente,
source de dons mais aussi de malédictions et malheurs, crève en hiver (février qui a donné des jours à janvier, historiette en Europe mais aussi en Afrique du Nord),

Peut-être avatar dégénéré de la déesse mère, de la femme vénérée  comme source de vie lors de la préhistoire, et dont une sorte de patriarcat naissant puis conforté relégua sous les traits d'une vieille, puissante, maléfique, prototype de la sorcière, cependant qu'on n'oubliait pas sa nature bénéfique et sacrée.


Le cerf personnification d'une sorte de génie animalier de la chasse, en tout cas dans zone paléo arctique, de ce fait plutôt figure masculine, aurait pris de l'ascendant en même temps que la figure féminine perdait du pouvoir ?

Carnavals servent d'exutoire, en tous lieux et temps, on se défoule s'injurie oublie les codes rigides de la société, réminiscences certaines d'un passé où cela devait avoir sens plus profonds, célébrant ode à la nature (masques, sauvage, bouffon qui pénètre dans le village, la cité), fécondité, d'où les pratiques dites lubriques.

Chez berbères nuit de l'erreur aussi :

benoît:

Fernand Benoît ne traite pas de toutes les survivances mais s'intéresse aux rites saisonniers, et tout particulièrement à l'un d'entre eux : « Le mystère de la renaissance végétale, tel qu'il est célébré dans un grand nombre de fractions berbères de la montagne, nous est connu sous le nom bien mauvais de "nuit de l'erreur". (...) Cette nuit, qu'il serait plus scientifique d'appeler "nuit du renouveau", se différencie cependant des mystères antiques en ce sens que son symbolisme semble avoir perdu toute signification eschatologique. » (Benoît, 1930, p.281)


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La « nuit de l'erreur » consiste en une série d'accouplements collectifs entre des partenaires indistincts, lors du changement de saison, à l'automne la plupart du temps. Dans un premier temps, Benoît remarque l'analogie de cette pratique et des mystères d'Eleusis (ibid.) ; puis il repère des variantes euphémisées de la même pratique dans le monde berbère. Il s'agit d'abord des processions symboliques des poupées de la mariée : dans le Sous, « les jeunes filles sortent processionnellement portant un bâton avec bras transversal que drapent des vêtements féminins » (ibid., p. 282). Viennent ensuite, cités d'après Laoust (1920), des cas où jeunes gens et jeunes filles sont unis « plus ou moins symboliquement » dans la mosquée du village (ibid.). Des unions réelles succéderaient à ces unions symboliques. Il relève des descriptions semblables chez des auteurs antiques, notamment chez Nicolas de Damas qui aurait signalé la « nuit de l'erreur » chez les Dapsolibyens du sud de la Tunisie (ibid., p. 283). À ce propos, il reproche à Bertholon (1898) d'avoir rapproché ces faits des mœurs attribuées par Strabon aux Amazones du Caucase (ibid., note 4). Il cite ensuite Léon l'Africain puis Mouliéras, évoque les orgies célébrées chez les Béni Mahsen et revient aux mystères d'Eleusis : « Le mystère d'Eleusis se terminait au matin par un rite qui achève d'expliquer la nuit grecque ; le hiérophante, rallumant tes torches éteintes, présentait symboliquement l'épi de blé en disant ces paroles : "La divine Brimo a enfanté Brimos". Ainsi la nuit figurait le cycle du mystère sacré, dont les phases étaient l'union rituelle, la fécondité et la génération. » (Benoît, 1930, p.286).


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Ayant ainsi établi l'identité de la « nuit de l'erreur » chez les Berbères et chez les anciens Grecs, Benoit étend la comparaison à d'autres points du bassin méditerranéen et, notamment, à l'Espagne et à la Provence : « Un développement parallèle des rites, s'il était possible de le prouver, apporterait un argument de plus au postulat que j'ai posé au début, à savoir que l'Afrique berbère nous a transmis l'état d'un milieu datant de trois millénaires. » (Ibid., p. 287) II relève des cérémonies comparables à la « nuit de l'erreur » dans certaines parties montagneuses de la Provence et du Dauphiné, dont nous avons eu connaissance par les Inquisiteurs du Saint-Office. Ces pratiques relevaient, selon lui, du manichéisme cathare « qui avait refleuri en Gaule (...), et principalement dans les Alpes du xie au xve siècle, et du Vaudisme » (Ibid., p. 288). Benoît note ensuite le parallélisme unissant les mystères d'Eleusis, la « nuit de l'erreur » chez les Béni Mahsen et les assemblées nocturne chez les Vaudois ; « Le Vaudois qui présidait à ce mystère, dans la maison de quelque habitant du village où ils se réunissaient, éteignait la lumière et prononçait la phrase rituelle : qui habet habeat ou teneat, traduction littérale de la phrase entendue dans la caverne des Béni Mahsen et signal de l'orgie. Comme il faut bien penser que l'enquêteur marocain ne connaissait pas les procès d'inquisition des Vaudois et que ces inquisiteurs n'étaient pas au courant des mystères d'Eleusis, on ne peut qu'être frappé de ce parallélisme, sans oser en conclure que les "nuits vaudoises" se rattachent à des mystères agraires de l'Antiquité... » {Ibid., p. 288-289)

https://ema.revues.org/831

Kadra:
Houaria Kadra, en se basant sur Nicolas de Damas (Ier siècle ap. J.-C.), décrit une très ancienne tradition appellée nuit de l’erreur et qui s’est certainement perpétuée jusqu’à nos jours par endroits (Stéphane Gsell, Jean Servier). « Les hommes et les femmes prenaient séparément leur repas du soir puis on éteignait les lampes. Les hommes allaient alors rejoindre les femmes et chacun d’eux prenaient possession de celle sur laquelle il tombait« . L’érotisme et le libertinage avait sa place dans la vie des Berbères (érotisme non dyonisiaque mais pudique, que jai pu observer chez les Touaregs en 1991).

https://jahiliyyah.wordpress.com/2009/12/16/lempreinte-de-carthage-sur-le-monde-berbere/

Carnaval dans le Rif:

https://arripublika.wordpress.com/2013/06/12/les-juifs-de-temsaman-2/

http://www.persee.fr/doc/dha_0755-7256_1996_num_22_1_2260

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Invité le Lun 6 Mar - 15:54:19

Pour la déesse oui, c'est possible. Peut-être le cycle aussi (jeune début, vieille à la fin).
J'ai lu aussi qu'elle aurait une multitude d'avatars. L'un d'eux étant plutôt anguipède et/ou vieux.
Mais faudrait que je continue sur l'histoire, je regarde un peu les histoires en vrac, sans faire attentions aux sources et aux époques - puis tout finit par se confondre.

Pour les Berbères, je vais prendre mon temps et noter, pour m'y retrouver.
J'avais vu ça aussi :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Yennayer
Un carnaval plus "sage"  
Les masques symbolisent le retour des invisibles sur Terre. En période du mois de yennayer, les enfants en Kabylie et dans l'Oranie se déguisaient (chacun confectionne son propre masque) et parcouraient les ruelles du village. Passant de maison en maison, ils quémandaient des beignets sfendj ou des feuilletés de semoule cuits lemsemmen pour qui les gens s’obligent de donner. Par ce geste d’offrande, le Berbère de Kabylie tisse, avec les forces invisibles, un contrat d’alliance qui place la nouvelle année sous d’heureux auspices.

Ce rite, comme celui de la première coupe de cheveux du nouveau-né, est transposé à l’Achoura et repris lors de la période des labours. Le paysan distribuait d’humbles offrandes aux passants croisés sur son chemin et déposa de petites quantités de nourritures dans des lieux saints, en se rendant dans ses champs. Amenzu n yennayer marqua toutes les régions berbérophones par des jeux liés aux morts de retour sur Terre : carnaval de Tlemcen, jeux de taγisit (os) des femmes de Ghadamès, ...


Dernière édition par Gone le Lun 6 Mar - 16:01:21, édité 1 fois (Raison : fautes)

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Re: Les cultes du Cerf et différentes mentions

Message par Vive le Lun 6 Mar - 15:58:21

Toute la soiree pour lire et tenter de retenir. Puis mon truc sur Jeanne et les aqueducs pas fini. Mais c'est chouette, vraiment. Je lis en diagonale le culte du cerf, les rituels thx ( juste pour que vous sachiez qu'il y a des intéressés )
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