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Les cathédrales

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Les cathédrales

Message par Vive le Dim 19 Mar - 16:40:52

Préambule :




Définition a écrit:Le nom cathédrale vient du latin cathedra (siège à dossier). La cathèdre était le siège où s'asseyait l'évêque. Une cathédrale est donc l'église où siège l'évêque. Le nom d'église cathédrale ne fut employé qu'à partir du xe siècle. Il y a une cathédrale par diocèse. La cathédrale d'un diocèse supprimé est encore appelée cathédrale. Il existe des cathédrales en France depuis la création des diocèses à la fin de l'Antiquité[Note 1].


Diocèse et évêché a écrit:La même qu’entre la paroisse et l’église (avec un petit « e ») ou encore, au plan civil, qu’entre la commune et la mairie. Le premier terme désigne un ensemble humain, le second un bâtiment qui abrite la communauté ou au moins les bureaux de ses responsables. Par « diocèse » il faut donc entendre la portion du peuple de Dieu confiée à un évêque, tandis que le mot « évêché » ne désigne que la maison de l’évêque et de l’administration diocésain
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Re: Les cathédrales

Message par Izo le Dim 19 Mar - 21:44:50

Mes cathédrales aimées sont celle "engloutie" de Debussy, celles abouties de Huysmann et de Brel.

Non, je ne vais pas polluer ce fil j'évoquerai celle de Périgueux qui a son charme.

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Re: Les cathédrales

Message par Vive le Lun 20 Mar - 2:22:20

Contrefort Elément de construction faisant saillie à l'intérieur ou à l'extérieur d'une maçonnerie pour la renforcer au droit d'une charge ou d'une poussée quelconque. Les Anciens connurent cette nécessité d'établir des contreforts pour résister à la poussée des terres, notamment dans la construction des gradins de leurs théâtres et ils employèrent à cet effet un système assez ingénieux, dont on a retrouvé de nombreux vestiges en Gaule et qui consistait en la construction de demi-tours rondes qu'ils laissaient vides afin d'économiser les matériaux et la main-d'oeuvre. Mais l'utilité des contreforts et leur rôle dans l'architecture à l'extérieur des édifices religieux où ils devaient prendre une place si considérable, s'imposa surtout lorsque, renonçant au système de charpente en bois qui servait dans l'Antiquité à couvrir les basiliques, mais qui fut partout la cause de nombreux incendies, les maîtres d'oeuvres du Moyen âge se mirent à voûter les nefs et les collatéraux des églises en berceaux et en demi-berceaux, lesquels exercèrent sur les murs extérieurs des poussées d'autant plus fortes que, dans la plupart des édifices, ces poussées étaient reportées et accumulées sur quelques points isolés, grâce au système devenu général d'arcs doubleaux, de formerets et d'arêtiers employé dans la construction des voûtes.


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Re: Les cathédrales

Message par Vive le Lun 20 Mar - 2:27:46

contreforts
suite


Il fallut donc renforcer les points d'appui partout où ils recevaient les retombées des voûtes, aussi bien sur la façade principale que sur les façades latérales et sur la façade absidale et, avec le développement de l'architecture romane puis de l'architecture ogivale, l'extérieur des grands édifices du Moyen âge
surtout des églises et des salles communes, présenta, à partir du Xe siècle et jusqu'à la fin du XVe, c.-à-d. pendant plus de cinq cents ans, une succession de saillies diversement construites, d'abord massives et liées à la construction, puis ajourées et ne s'y rattachant que par quelques points, et saillies plus ou moins richement décorées, mais répondant à une nécessité inéluctable de construction.

Aussi Viollet-le-Duc (Dictionnaire de l'Architecture, t. I, p. 60) a-t-il pu écrire, à propos de l'arc-boutant, lequel n'est autre que le contrefort ajouré servant à contre-buter la poussée des voûtes en arcs d'ogive (V. l'exemple de la cathédrale de Beauvais, ci-dessous), que demander une église gothique sans arcs-boutants, c'est demander un navire sans quille, l'arc-boutant étant pour l'église comme la quille pour le navire une question d'être ou n'être pas.
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Re: Les cathédrales

Message par Vive le Lun 20 Mar - 19:35:21






Art roman :
Terme employé pour la première fois en 1818 pour qualifier le premier grand style architectural qui présentait les édifices construits dans la période du V° siècle jusqu’au milieu du XIII°.
Les édifices sont massifs et lourds, résultant de l’emploi de voûtes qui ont besoin de murs épais, solides, percés, le moins possible, par des ouvertures étroites en plein-cintre, pour les supporter. S'inspirant de plans et de volume très simples : un plan plus long que large, composé d'une nef centrale flanquée de nefs latérales.
La nef unique, terminée par une abside semi-circulaire suffit aux besoins des paroisses rurales.

Art gothique (ou ogival) :

Fait suite à l’art roman et devient prépondérant jusqu’au milieu du XVI° siècle. Se caractérise par des arcs toujours brisés (angle au sommet) et l’emploi de voûte nervurées qui reposent sur des piliers aux chapiteaux de forme polygonale, quelquefois circulaire . La tendance de cette architecture est de faire monter l’église le plus haut possible, grâce à un allègement de la construction. L'avantage de l'arc brisé est qu'il exerce une poussée moindre d'où un allégement des maçonneries.
C’est la période de la construction des grandes cathédrales.
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Re: Les cathédrales

Message par Vive le Lun 20 Mar - 19:47:31

. Tous les clochers de France sont surmontés d’un coq à la queue " en panache étalé ". On en trouvait sur les clochers d’Italie en l’an 820.
Pourquoi le clocher ? C’est le point le plus élevé du village et que l’on peut voir de partout.
Pourquoi un coq ? Les Grecs, les Romains, puis les Gaulois tinrent toujours en grand honneur cet oiseau hardi et familier extraordinairement intelligent, qui marque les étapes de la nuit et annonce le jour. Et sa silhouette facile à dessiner à découper et offrant grâce à sa queue une bonne prise au vent.
La girouette constituait, sous le régime féodal, un privilège en de faveur de la noblesse. Elle indiquait la soumission au seigneur. Un château sans girouette ne pouvait appartenir qu'à un seigneur tombé dans la roture.
Les clochers :

Le style roman est le style d’à peu prés toutes les églises bâties pendant un siècle et demi soit de 990 à 1150 environ. Dans un environnement de masures basses, le clocher était sujet à la foudre suivi d'incendie vu que le toit devait être couvert de chaume. On remplaça donc le bois par la pierre. On reconnaît ce type à une construction carrée, d’aspect robuste avec souvent un contrefort à chaque angle, deux fenêtres arrondies au sommet, accolées, séparées par une colonnette, parfois surmontées d’un arc en plein cintre. Pour couronner, une flèche en pierre, carrée, conique ou octogonale.
A la fin du XII° les clochers s’allègent, s’élancent ; c’est l’apparition des clochers gothiques.
L'autel :
L'autel, d'abord un meuble de bois placé devant la chaire de l'évêque, puis fait en pierre ou en marbre, il devient fixe, tout en conservant la forme de table. Parfois cinq croix gravées sur la table figurent les cinq plaies. Le concile d'Epaone (517) interdit l'emploi du bois pour sa fabrication. Il est souvent placé sur une confession, sorte de petite crypte où se trouve la sépulture d'un saint. En général isolé du reste de l'église par une clôture (jubé), la Contre-réforme l'a réduit à une simple barrière, mais qui tend à disparaître. Il se plaçait soit à la croisée du transept, soit au fond de l'abside, à condition que l'on pût en faire le tour.
Au cours des premiers siècles, le prêtre était tourné vers les fidèles de telle sorte que ceux ci regardent vers l'Est. A partir du V° ou VI° siècles, on voulût que le prêtre se tînt lui aussi dans la même position. Le renouveau liturgique (Vatican II-1962) contemporain consiste dans le mouvement inverse.
Les autels latéraux, en général 2, sont consacrés habituellement, l'un à Notre-dame, l'autre au patron de la paroisse.

Le retable :
Panneau sculpté ou peint, placé verticalement derrière l'autel. Il apparut comme élément décoratif au XII° siècle. Il pouvait être formés de triptyques ou de polyptyques (plusieurs plis) à volets mobiles qu'on exposait qu'aux jours de fête ou pour la durée des offices. Le retable fixe était en pierre sculptée, peinte, dorée.
Au début de la période gothique, des statuettes étaient placées entre les arcatures. Puis tout le retable fut agrandi en hauteur et largeur, en plusieurs compartiments. Et ce fut un échafaudage de panneaux, de tableaux en relief, où au XV° siècle, les représentations de scènes religieuses, historiques ou légendaires. En général, au centre, dans un compartiment plus large et plus élevé, figurait "Le Crucifiement". Tout autour se déroulaient des scènes de l'Évangile ou de la vie du saint patron de la paroisse.
A partir du XV° siècle, la pierre fut remplacée par le bois et albâtre, matière plus facile à travailler.

Le Tabernacle :
C’était une tente constituant le sanctuaire portatif lorsque les Hébreux séjournaient au désert, qui abritait à chaque étape l'Arche de l'Alliance : cette dernière servait à transporter les Tables de la loi.


Le Tabernacle au milieu du peuple Israël


Depuis l’époque romane, jusqu’au XVII°, la réserve eucharistique, au lieu d’être suspendue dans la pyxide¹ sur l’autel, fut le plus souvent déposée à côté de l’autel dans une petite armoire appelée tabernacle, pouvant se trouver dans l’épaisseur du mur du choeur, côté Evangile, et orné d’un encadrement et d’un petit vantail plus ou moins riche, ajouré de manière qu’on put voir le ciboire soit des tabernacles en forme de lanternes dressés en arrière de l’autel.
Une petite lumière signalait la présence de la réserve
La place occupée par les armoires eucharistiques n’était pas fixée par des règles liturgiques. Ainsi on trouvait à l’origine à St Exupère d’ Arreau, Ancizan, Bazus, Cadéac, Grézian, Ilhet, Azet, Bourisp, Guchan, Tramezaigues les tabernacles placés du côté de l’Evangile.
Du côté de l’Epitre à Gouaux, et Vielle-Aure. Arreau et Guchen dans la sacristie.
Cinq sont parvenues jusqu’à nous à peu près intactes : Arreau (église de N. Dame), Azet, Gouaux, Guchan, Guchen.
Certains mutilés : Bazus, Ilhet, Vielle-Aure.
Quant aux autres, il n’en subsiste que des vestiges et cela est du à la construction des sacristies qui imposa de pratiquer des ouvertures pour en permettre l’accès.
On trouve les encadrements, montants, ou pieds droits utilisés ailleurs dans l’église (à Guchan le fronton se trouve dans le cimetière, à Grézian le bas relief se est intégré dans la fontaine de la place, à Gouaux l’encadrement abrite une madone sur le vieux chemin rural conduisant à Grailhen, …).

¹ tour eucharistique pour l’exposition et la conservation des hosties consacrées.
Bénitiers :
L'usage de l'eau bénite fut prescrit vers 260 par le pape Alexandre I°. A l'origine c'était une fontaine au centre de l'atrium de la basilique. Elle servait de bénitier et de baptistère. Les fidèles s'y lavaient les mains et les pieds avant d'entrer dans l'église.
Le respect de l'eau bénite au Moyen Age voulait qu'on ne la prit point à même du bénitier, mais pas l'intermédiaire de l'aspersoir ou goupillon, fixé par une chaînette.
Ils sont toujours en pierre portés sur un support de fond ou adhérant à la muraille parfois emboîtés en partie dans une niche de la muraille.
On trouve parfois deux bénitiers :

pour les deux sexes, qui rappelle qu'à l'église, les hommes et les femmes occupaient jadis respectivement les deux côtés de la nef,
ou réservés à une classe de fidèles (clerc et noble),
soit simplement dévolus à la race méprisée des Cagots.
Chaires à prêcher :
La forme de la chaire n'à guère varié, depuis le XIII° siècle, époque où elle fut en usage dans les églises. Sont en bois, en pierres dans les cathédrales, richement sculptées, de forme rondes, carrées ou polygonales, assez vaste pour que le prédicateur puisse y faire quelques pas , accrochées en encorbellement à une paroi ou à un pilier. L'escalier qui y mène peut être logé dans un mur ou contourner un pilier. Un abat-voix couronne la chaire.
Celle de Sarrancolin datant du XV° siècle est la seule construite en métal ancien.

Fonds baptismaux :
Originairement l'administration du baptême n'avait lieu qu'à certaines fêtes - le Samedi saint (à l'origine), le jour de la Pentecôte, Noël et le 21 juin. par le ministère de l'évêque et dans les baptistères près des églises cathédrales. Le baptême s'administrait originairement aux adultes et se faisait par immersion. A la fin du XII° siècle il fut administré à des enfants de plus en plus jeunes et se faisait par infusion. Ces faits entraînèrent une diminution des cuves baptismales et le remplacement de cuve d'immersion par une cuvette posée sur un support qui est semblable à celui des tables d'autels.
Au VIII° siècle il fut permis de baptiser dans l'église même. Il fallut attendre le pape Léon IV au IX° siècle qui recommanda que chaque église eut ses fonts baptismaux en pierre.
Le baptistère est placé au nord de l'église, près de l'entrée et séparée du reste de l'édifice par des clôtures. Les fonts roman et gothique sont plus beaux et plus ornés que ceux des époques postérieures. Les motifs floraux sont fréquemment employés.

Les Vitraux :
Assemblage de morceaux de verre.
La fabrication du verre remonte au 3° millénaire (Mésopotamie, Égypte et Syrie). Il est obtenu par la fusion de silice entre 1200°/1500° mêlée de potassium.
Rome l'employa le verre à l'Antiquité pour fermer les grandes baies des édifices public.Sa coloration est obtenue en ajoutant des dérivés de cuivre ou manganèse.
Au Moyen-Age on employait des couleurs claires pour ne pas assombrir les pièces. Le règle de Citeaux ne représentait aucune figure humaine et pas de couleur pour ne pas distraire les fidèles.
. Vitraux à personnages absents dans les églises romanes. Seuls des vitraux qualifiés de "grisailles cisterciennes" fait de verres épais, inégaux, enchâssés dans des plombs robustes de manière à former des entrelacs, donnant une lumière discrète.
Les vitraux apparurent au XIII° siècle dans le sud de la France.

Les Tribunes :
C'est une pièce ou galerie placée à l'étage et s'ouvrant sur l'intérieur d'un vaisseau. Elle est disposée à l'ouest, supportée par un ou deux piliers de pierre ou de bois. Les garde-fous sont des balustrades de pierre ou de bois (fin XVII° siècle), puis en fer forgé. Son accès se fait par un escalier souvent dissimulé dans la maçonnerie. Selon les église on y trouve 2 ou 3 bancs, un lutrin, une armoire à livres de chant, un harmonium. Le plancher de la tribune abrite les fonts baptismaux, le bénitier souvent à la base du pilier.
A Sarrancolin la tribune est à 2 étages en forme de U supportée par 2 imposants piliers.

Vierges à l'Enfant :

Vierges Noires :

Remarques :
La plupart des fresques et peintures murales se trouvent encore dans les églises auxquelles elles étaient destinées, tandis que les peintures sur bois, et statuaires sont parfois dispersés et dissociés. Les nombreux vols entraînèrent leur délocalisation et regroupement en des lieux qui sont rarement visitables. Et l'on ne trouve plus à voir les calices, plats de quête, reliquaires ou croix d'autel. C'est pour ces raisons que certaines églises sont fermées et que nous n'avons pas indiqué le mobilier encore présent.
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